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dimanche 06 avril 2008

Kelkoo n'est plus à vendre ?

C’est en tout cas ce qu’affirme Yahoo par l’intermédiaire du Journal du Net... Une déclaration qui intervient peu après l’annonce faite par Les Echos du mandat confié par Yahoo à la banque Jeffries pour trouver un acquéreur à Kelkoo.

On se souvient que la situation de Kelkoo fin 2007 ne lui était guère favorable, après 3 années d’inertie suite à son rachat par Yahoo en 2004. Ce dernier n’avait d’ailleurs pas caché son mécontentement vis-à-vis des résultats du comparateur.

Les rumeurs de rachat allaient donc bon train en ce début d’année, mais pour une valorisation du service à un tiers de son prix d’achat, soit un maximum de 140 millions d’euros. Un prix jugé visiblement insuffisant par Yahoo qui aurait donc décidé de le conserver dans son giron et  lui donner un second souffle.

Kelkoo a ainsi acquis une véritable autonomie au sein du groupe Yahoo, avec la nomination de Christopher Caussin à la direction générale. Plus de réactivité notamment sur la partie techno, ce qui doit se traduire par de nouveaux produits et marchands pour coller à l’évolution de la demande, une meilleure pertinence des résultats de la recherche, un merchandising plus élaboré, une interface accessible aux mobiles, ... telle est la feuille de route de Kelkoo pour 2008.

Bien que Nielsen ait montré un frémissement dans l’audience du site en ce début d’année, je n’ai pour ma part, en tant qu’annonceur, pas constaté d’évolution significative en terme de volumétrie et qualité de trafic, pas plus que sur le plan fonctionnel qui me laisserait présager une amélioration prochaine.

On peut relativiser tout cela par le fait que Kelkoo reste l’un des acteurs majeurs sur la comparaison de prix, mais on attend tout de même mieux du leader historique ! A suivre, donc...

jeudi 01 novembre 2007

Comparateurs de prix : le cas Kelkoo

Trois ans après son rachat par Yahoo, Kelkoo modernise son interface... l’occasion de faire le point sur ce comparateur dans le contexte 2007. Trois ans, c’est long!

Amener de la valeur pour l'internaute et lui faciliter l’accès vers le site de l’annonceur, l’objectif de Kelkoo a été partiellement rempli avec cette nouvelle interface dont le site bénéficie depuis quelques semaines. D’inspiration web 2.0, le site privilégie les lignes épurées, l’affichage de contenu sans rechargement de pages (via Ajax), la mémorisation de l’historique de navigation, les classements par popularité (recherches, produits), sans oublier le désormais classique nuage de tags. Plus simple, fluide et convivial donc.

Au-delà de la cosmétique, rien de majeur ne semble toutefois avoir été apporté : les avis clients présents de longue date n’ont pas été améliorés (tout du moins sur la partie Voyages), idem pour les idées cadeaux et autres pages événementielles... Pire, les carences historiques du moteur n’ont pas été corrigées : toujours pas d’exhaustivité de l’offre disponible sur le marché, un classement des résultats par défaut toujours fonction du CPC des annonceurs...

Racheté en 2004 par Yahoo pour 475 millions d’euros, Kelkoo était alors le leader incontesté de la comparaison de prix eu Europe, le fleuron du web français... Aujourd’hui sérieusement mis à mal par ses concurrents directs qui lui grignotent des parts de marché (LeGuide.com, Shopping.com, Shopzilla, ...), Kelkoo n’a pas su s’imposer comme une priorité forte dans le business de Yahoo et subit les conséquences de son inertie.

« Une des priorités identifiées par le groupe est d’améliorer les performances de Kelkoo » annonçait récemment Yahoo dans le Financial Times, en disant vouloir « donner plus d’indépendance à Kelkoo; tout en évaluant les options stratégiques pour le business à long terme ». Ces déclarations de début octobre n’ont pas manqué de soulever des rumeurs sur la revente pure et simple de Kelkoo, au moment même où sortait la nouvelle interface...

En marge de tout cela, Yahoo vient de céder à Google la gestion des liens sponsorisés sur Orange et Voila, perdant ainsi un bon tiers de ses revenus SEM au niveau européen… Un switch opéré discrètement par Orange marginalisant un peu plus Yahoo face à son concurrent direct, ce qui pourrait impacter sa stratégie globale...

Interrogé par le Journal du Net, Christophe Parcot, directeur général de Yahoo France, annonce comme l’une des priorités stratégiques de « faire de Yahoo un partenaire de choix pour l'ensemble des acteurs de l'Internet que sont les éditeurs, les agences et les annonceurs », mais confirme que « la pertinence de Kelkoo est en train d'être évaluée par rapport à la stratégie globale de Yahoo. Ce qu'il adviendra de Kelkoo au sein de Yahoo n'est pas défini ».

Quelque soit l’issue, l’indépendance de Kelkoo vis-à-vis de Yahoo ne peut a priori que lui être bénéfique, comme le relativise Remy Amouroux, co-fondateur de Kelkoo, car cela « va permettre à des gens extrêmement motivés de se concentrer sur Kelkoo, de revitaliser le produit, la marque et d'attaquer des territoires », rappelant également que Kelkoo est « toujours profitable et a plein d'opportunités devant elle ». Voila qui laisse espérer quelques rebondissements !

dimanche 11 février 2007

Sprice.com : le futur Google du voyage ?

L’ex-Tazzoo a levé des fonds… et fait peau neuve !
Moteur de recherche et comparateur de prix spécialisé dans le voyage, Sprice.com a été lancé officiellement le 23 janvier dernier par Travel Meta Search (TMS), fusion de Coelis, société éditrice de Tazzoo, et de Fare.net, un comparateur de voyages en Asie.
Face à la profusion de l’offre et de la demande sur Internet en matière de voyage, Sprice.com souhaite permettre aux internautes de trouver un produit disponible au meilleur prix : vol, séjour, hôtel, voiture, location de vacances, ski, croisière ou thalasso. Sur le principe, rien de neuf, il va falloir se démarquer !
A cette fin, Sprice.com insiste sur le fait qu’il ne favorise aucun fournisseur dans le résultat des recherches, contrairement à Kelkoo, son concurrent direct. Néanmoins, son modèle économique étant également basé sur les commissions reversées par les annonceurs, cette « neutralité » trouve vite ses limites : ne sont présentés que les annonceurs qui payent !
On est loin de l’exhaustivité promise par la société… Les rubriques Thalasso et Croisières sont à ce titre encore édifiantes. (Test au 11-04-2007 : 101 réponses trouvées sur la requête « Thalasso > France » vs 238 sur Thalasseo.com).
Par ailleurs, je cite le JDN : « Sprice.com compte également compléter ses revenus via des espaces réservés à l'e-pub et à l'affichage des liens sponsorisés. Une newsletter proposera en outre des offres de partenaires en push. » Sprice.com semble donc avoir une approche contraire à celle de Google (référencer l’ensemble de l’offre et mettre en place un modèle économique à la performance), ce qui serait dommageable pour la pertinence du service vis-à-vis du consommateur.
Notons tout de même les vraies qualités du service :
- une recherche rapide et en temps réel (dans la limite de la capacité du marchand à transmettre cette information) ;
- l’inclusion du low cost au moteur de vols ;
- l’apport des fonctionnalités web 2.0 : vues aériennes, commentaires des clients, et à venir photos et vidéos…
Avec une levée de fonds de 8 millions d’euros réalisée en août dernier, Sprice.com est déjà bien implanté en Europe et en Asie, et se donne pour objectif de fédérer en France un million de visiteurs uniques mensuels d’ici fin 2007. Pour y parvenir, le « One stop shop » doit tendre à l’exhaustivité !

mercredi 13 septembre 2006

Présidentielles 2007 : comparez avant de voter !

Les élections présidentielles arrivent, à grand renfort de plans médias savamment orchestrés. Les candidats défilent sous nos yeux – curieusement certains plus que d’autres – et il nous faudra faire un choix réfléchi, basé sur un ensemble de critères objectifs, comme on le ferait pour un achat (très) impliquant… Pas comme si on allait acheter une Porsche parce qu’on aime bien la couleur, hein ? Si ? ;-)
Eh bien, pas de panique, Comparer.com va nous aider résoudre ce dilemme avec son comparateur de présidentiables !
A partir de critères basés sur l’orientation et le passé politique, les convictions religieuses et les prises de positions des candidats sur les grandes questions de sociétés, vous allez short lister les prétendants au trône et choisir votre candidat idéal !
Edifiant de constater que 8 candidats sur 30 ont déjà subi un procès ou une mise en examen…
Ludique et instructif, un détournement amusant des shopbots !

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vendredi 21 juillet 2006

Shopbots : comment s’y prendre pour les marchands ?

Parmi les différents leviers de recrutement en ligne, les assistants d’achat, ou shopbots, peuvent s’avérer très pertinents pour un marchand, à condition de suivre quelques règles pour en tirer le meilleur profit, que présentait le JDN récemment. Voici une synthèse de l’article avec quelques remarques :
1 Tester les supports : Généraliste ou spécialisé, tout shopbot est bon à tester, quand bien même il n’existe encore pas de rubriques correspondant à ses produits. Pour limiter le risque, prévoir une clause de sortie d’un mois ou deux, voire un caping journalier pour éviter les dérives budgétaires.
2 Analyser les stats : Pas de test sans tracking ROI ! Plus il est ciblé (par emplacement, produit, …), meilleures seront les possibilités d’optimisations. Au global, la transformation et le ROI décideront du sort du shopbot, bien que les résultats statistiques soient à relativiser selon la capacité de l’outil de tracking à affecter les ventes au bon levier (gestion de la rémanence).
3 Faire le tri : Une multitude de facteurs peut influer sur la capacité du shopbot à générer un trafic qualifié vers le site de l’annonceur. Si les barrières techniques ou commerciales ne permettent pas d’optimiser la campagne ou si rien ne laisse présager une amélioration, pas de scrupules, il faut couper ! Un bémol cependant pour le cas des ventes réalisées par téléphone qu’il est difficile d’affecter à tel ou tel levier…
4 Optimiser : Notre shopbot est pertinent, il va falloir en tirer le meilleur profit. Chaque partie a son rôle à jouer : l’annonceur devra s’assurer de la fraîcheur de l’offre qu’il transmet au support et de la manière dont elle apparaît sur le shopbot (exhaustivité, intégrité, actualisation).et sur les emplacements les plus pertinents.
5 Passer par une agence ou en direct ? Chaque formule présente ses intérêts. Dans le premier cas, la force de négociation et le conseil, dans le second cas, la qualité de la relation et la réactivité… L’indicateur coût aura bien souvent le dernier mot !

dimanche 26 mars 2006

Shopbots : Lecentredumonde.com, une galerie marchande virtuelle

Le lèche vitrine virtuel, ça vous dit ? Seul hic : pas grand-chose à se mettre sous la langue…
Lancé en décembre dernier, le site Lecentredumonde.com se présente comme le premier centre commercial virtuel français. Le concept : proposer une nouvelle expérience d'achat en ligne, comparable au shopping physique à l'intérieur d'un centre commercial. Le moyen : un univers en 3D reproduisant graphiquement la navigation à travers des galeries de boutiques.
Près de 80 sites marchands de différents secteurs (voyages, banque, automobile, bijouterie, informatique, …) se côtoient sur cette interface structurée en « places » laissant entrevoir plusieurs boutiques. En zoomant sur l’une d’elles, on découvre les annonces du marchand sélectionné et une vitrine qui malheureusement ne laisse pas entrevoir grand-chose !
Bien qu’une hôtesse virtuelle annonce quelques offres du marchand en question, accompagnée des « actualités » en texte sur le côté, l’interface graphique est complètement délaissée. En cliquant sur la vitrine,  on décroche directement sur le site du marchand ! De mon point de vue, la richesse du concept résidait justement en la personnalisation de la boutique, présentant l’offre du marchand au sein de l’interface. On pouvait imaginer l’intérieur de la boutique, les présentoirs, l’interaction avec la vendeuse, … Comment je rêve un peu là ? ;-) Il n’en reste pas moins que cette « expérience » me laisse un peu frustré, comme si je n’avais eu que le paquet vide de mon nouveau jouet…
Malgré ses carences, le site afficherait déjà de beaux résultats, dixit le journal du net, se payant même le luxe de refuser 90 % des demandes de référencement… J’y apprends d’ailleurs que je ne colle pas trop à la cible : les nouveaux internautes, qui n’auraient pas encore le réflexe Google… Encore un site qui se prend pour le centre du monde ;-)

lundi 06 mars 2006

Shopbots : Arrivée de BestVentes.com

Il semble que le KODAK EasyShare ait plutôt la côte auprès des acheteurs en ligne en ce moment !
Nouveau venu dans le paysage des shopbots français, BestVentes.com propose une sélection des meilleures ventes chez les principaux e-marchands. Classé en catégories, le site indique aux internautes les produits les plus populaires, sensés être donc les plus recommandables.
Une double réassurance, envers le marchand et le produit, apportée au client potentiel auprès desquels BestVentes.com joue le rôle de prescripteur, en percevant au passage une commission sur la vente réalisée par son intermédiaire selon le modèle de l’affiliation. Vente réalisée d’autant plus facilement que les produits sont ceux qui se vendent le mieux…
Ce service semble a priori offrir une réelle valeur ajoutée pour le consommateur dans la mesure où il introduit cette notion de popularité, qui fait défaut chez les autres guides d’achat. Toutefois, j’y vois pas mal de carences :
- l’absence de classement global, tous marchands confondus : à quel classement dois-je me référer ? Par ailleurs, chaque marchand propose généralement sa rubrique « meilleures ventes » sur son site…
- l’absence d’infos techniques et de possibilités de tri en amont de la consultation du produit sur le site marchand (ce qui rend au passage le clic moins qualifié pour l’annonceur)
- la fiabilité du classement transmis par les marchands : est-il le reflet exact de la réalité ou quelques pushs ont-ils été glissés dans le flux XML adressé par le marchand ?
- last, but not least : ce produit est le plus populaire… so what ? Répondra t’il pour autant à mes besoins / attentes ? Dois-je préférer James Blunt à Cat Power car il truste la première position sur amazon, la fnac et alapage réunis?
En conclusion, un service qui trouvera certainement son public et qui bénéficie déjà d’un excellent buzz depuis sa sortie le 21 février. Quant à moi, je reste un peu sur ma faim.

mardi 22 novembre 2005

Shopbots : Shopzilla, le futur Google de la recherche marchande ?

Lancé en 1996 et récemment racheté par le groupe Scripps, ce shopbot figure parmi les leaders américains, avec 17 millions de visiteurs uniques mensuels et 30 millions de produits référencés.
Fort de ce succès, Shopzilla investit désormais l’Europe et notamment la France, dont les acheteurs en ligne auraient recours à un assistant d’achat à 52 % contre 30-35 % aux Etats-unis, dixit Shopzilla.
Affichant de très fortes ambitions, le shopbot met en avant sa valeur ajoutée :
- la qualité de l’information délivrée : outre la comparaison de prix, les visiteurs auront accès à la disponibilité des produits, leur popularité, ainsi que les retours clients sur les produits et les marchands,
- l’exhaustivité de son catalogue,
- sa technologie : son moteur Shoprank visant à offrir un accès ultra rapide à l’information et son projet Robotzilla destiné à automatiser l’indexation et la comparaison de produits...
Revendiquant actuellement le 8ème rang des shopbots en France, Shopzilla vise la tête du peloton d’ici fin 2006.
Dans un contexte de forte concurrence et de concentration des acteurs, le shopbot devra déployer des efforts considérables pour conquérir la France, ce qui nous promet une bataille soutenue des comparateurs l’année prochaine !
Alors, Shopzilla, le futur Google de la recherche marchande ?

mardi 08 novembre 2005

Shopbots : les moteurs de recherche s'y mettent !

Pourquoi aller trouver un billet d'avion ou un séjour sur un compateur de prix si désormais les moteurs me donnent l'information ?
Avec Kelkoo, Yahoo! Avait déjà la techno, il ne lui restait plus qu'à s'intégrer contextuellement sur son moteur… c'est désormais chose faite. Une recherche du type « vol paris marseille » et l'interface s'affiche en haut de moteur :


Quant à Google (US seul, Google.fr se limitant aux trains), il propose également son interface, mais il faut choisir au préalable son voyagiste pour trouver son bonheur… pas de comparaison de prix possible en un seul clic, donc :


Si ce dernier semble donc encore marquer le pas par rapport à Yahoo! sur ce point, il ne serait pas étonnant qu'il rattrape son retard sous peu en proposant un véritable shopbot intégré (rachat ?) et étende le service à la France.
Dans l'attente, Kelkoo conforte sa position de leader sur le secteur très concurrentiel du voyage...

jeudi 20 octobre 2005

Shopbots : Mobissimo et TaZzoo investissent l'e-tourisme en France

Dans le milieu en pleine croissance des comparateurs de prix spécialisés sur le voyage en ligne, deux nouveaux acteurs débarquent en France avec l’ambition de concurrencer sérieusement Kelkoo et autre Easyvol.
Pour y parvenir, ils proposent chacun un métamoteur proposant un accès simple et rapide à une offre qui tend vers l’exhaustivité. Ils disposent chacun d’une technologie leur permettant d’indexer en temps réel le contenu des sites des agences de voyages, compagnies aériennes, … sans avoir recours aux GDS.
Si TaZzoo se distingue par l’intégration des séjours en plus des vols, hôtels et location de voitures (prochainement), Mobissimo bénéficie de son expérience réussie aux Etats-Unis et nourrit à ce titre des objectifs plus ambitieux (300 000 recherches mensuelles d’ici fin 2006).
Quel que soit le vainqueur, l’arrivée de ces nouveaux services confirme le potentiel du e-tourisme pour 2006…