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dimanche 21 octobre 2007

Voyagez autrement grâce à PreparerSesVacances et Bedycasa

Face au traditionnel hôtel-club omniprésent chez les voyagistes se développent des formule d’hébergement alternatives pour les vacanciers soucieux de voyager autrement. PreparerSesVacances et Bedycasa illustrent bien cette évolution.

Location de vacances, logement chez l’habitant, l’hébergement touristique se décline en de nombreuses formules très prisées des vacanciers délaissant volontiers l’hôtel pour des raisons économiques ou d’authenticité. Des axes encore très mal couverts par les voyagistes et sur lesquels la demande est forte…

Dans ce contexte, deux nouveaux services ont récemment vu le jour afin de palier cette carence : Preparersesvacances.com, couvrant la location de vacances, et Bedycasa.com, s’intéressant spécifiquement au logement chez l’habitant. Ces deux services se présentent comme des plateformes de mise en relation entre voyageurs et propriétaires de logements, par le biais de petites annonces.

En quelques mots :

  • Preparersesvacances.com : Axé sur la France uniquement, ce service se distingue par la géo-localisation permettant de situer chaque logement sur la carte sattelite, une recherche multi-critère très riche, ou encore l’ouverture aux offices du tourisme afin de proposer toutes les infos utiles sur la destination. Pour plus d’infos.
  • Bedycasa.com : Couvrant tous les pays, sa valeur première tient en la diversité de son offre (destinations et formules d’hébergement). La recherche est elle aussi très détaillée, introduisant la notion de « taux d'affinité » fonction de vos critères de recherche…  Pour plus d’infos.

Si les deux sites pêchent encore par la richesse de leur contenu, un bel avenir leur est promis de par le potentiel du créneau et la pertinence de leur concept respectif. Les mois à venir devraient voir l’ajout de nombreuses fonctionnalités de part et d’autre… affaires à suivre !

dimanche 14 octobre 2007

Be-Noot : partagez vos expériences de voyage

Be-Noot se présente comme une plateforme communautaire de voyage, permettant aux internautes de partager leurs expériences de voyage à travers leurs récits, photos et vidéos… Alors, énième site web 2.0 ou véritable service à valeur ajoutée ?

Bénéficiant d’un bon buzz depuis son ouverture publique début septembre, et édité par une jeune société marseillaise voisine, Media No Mad, ce service ne m’inspirait a priori que du bon. En me connectant au site, la zone de photos en rotation sur la page d’accueil montrait un reportage sur Yzeron, petit bourg proche de mon village natal – et idéal pour les week-ends au vert, mon cœur était alors quasi conquis ! Un surf plus approfondi a cependant calmé mon enthousiasme de départ...

Passons les différents éléments au crible :

  • le concept : une communauté, un état d’esprit (restez Noot ?), des valeurs, un partage… pas facile à appréhender quand on débarque. Pour les curieux, un surf du côté du blog permet d’en apprendre davantage à travers les thèmes abordés : La magie de l’hindouisme au Cambodge, AMSTERDAM : Le Quartier Rouge… où tout se débride! ou encore Polémique: les sous vêtements sous le kilt?? C’est assez ouvert ;-)
  • le « plus produit » : L’aide en ligne insiste sur « la souplesse avec les médias, la simplicité d'utilisation... Bref, pouvoir tout partager sans se compliquer la vie ». On est donc plus sur l’échange entre voyageurs que l’aide au choix. Sur ce plan, effectivement le site semble tenir sa promesse, la création d’un compte et l’ajout de contenu étant assez simple et intuitif.
  • la cible : On m’incite plus à ajouter du contenu (offre MyPix, concours) qu’à consulter le contenu existant. Si on s’adresse bien au voyageur de retour d’expédition, quid de celui qui n’est pas encore parti, ou qui veut repartir ?
  • la navigation : assez complexe et centrée sur la communauté, privilégiant le dernier contenu publié. La carte en bas de page ne mentionne pas toutes les destinations, et ne donne pas accès à la destination mais à l’un des carnets de voyage la concernant, impossible donc d’accéder à l’ensemble du contenu de la destination, sinon par la recherche par mot clé.
    La rubrique « carte » ne mentionne pas toutes les destinations couvertes. Il faut zoomer pour se rendre compte que l’Afrique a été visitée par les « noots » ! Quelques imprécisions également dans la localisation : Mélissa nous situe l’île Maurice 800 km trop haut, un coup dans l’eau ;-)
    La rubrique « explore » n’est pas non plus très intuitive dans l’accès à l’info.
  • le contenu : visiblement encore assez restreint et difficile à appréhender dans sa globalité, il est surtout mal mis en valeur : les photos en rotation sur la page d’accueil ne sont pas toutes de bonne qualité, ce qui peut nuire à la première impression donnée par le site, ce bloc attirant immanquablement l’œil de l’internaute.
    Si je cherche un billet de train ou d’avion, c’est sur Sprice que ça se passe ! D’ailleurs, on ne me propose pas de séjour ou d’hôtel… Be noot = démerde-toi ? ;-)
    Une fois parvenu jusqu’à un carnet de voyage, il y a parfois de bonnes surprises comme sur la Chine quand l’internaute joue le jeu : photos riches, accompagnées de commentaires et géolocalisées sur la carte Google.
    Autre source de contenu : le blog ! Billets et podcasts constituant la richesse originelle du site, dommage qu’ils ne soient pas plus accessibles depuis le site, via la carte par exemple.
  • l'interactivité : on peut regretter que ce lieu d’échange permette aussi peu d’interactions entre ses membres. Pas de forum ni de messagerie privée entre noots, difficile de communiquer...
  • le modèle économique : mis à part quelques partenariats avec MyPix et Sprice, ainsi que des annonces AdSense, difficile de savoir comment le site compte générer des revenus...

En synthèse, ce site me parait idéal pour qui souhaite partager ses souvenirs de voyage avec famille ou amis grâce à ses fonctionnalités très poussées en ce sens, mais il me semble en l’état beaucoup plus limité pour rencontrer d’autres voyageurs ou choisir sa prochaine destination de voyage.

Bonne continuation à Media No Mad !

Pour plus d’infos, voir note / vidéo de Thierry Bezier

dimanche 26 août 2007

MonNuage.fr, un nouveau comparateur e-tourisme 2.0

Nouveau comparateur de vols et hôtels lancé sur le marché français, MonNuage.fr veut se démarquer en ayant pour ambition de devenir « le principal réseau communautaire européen de voyageurs ».

Déclinaison française de l’espagnol MiNube.com, MonNuage.fr s’attaque au marché très concurrentiel de la comparaison d’offres de voyages. Fort d’un concept sympa et d’un design ludique, ce service remplit les basiques avec une offre déjà conséquente (environ 40 annonceurs, incluant les low-costs), une ergonomie simple et intuitive et des fonctionnalités a priori intéressantes (Alertes, Buzz, calendrier des évènements).

Son modèle économique basé sur les revenus de l’affiliation (comprendre rémunération à la vente) est également un plus pour le consommateur qui ne subit pas les effets pervers de la rémunération au CPC (nombre d’annonceurs limité, classement des offres selon enchères, …).

Le service étant apparemment en version beta, on y relève encore bon nombre d’imperfections de jeunesse, parmi lesquelles :

  • la lenteur d’affichage des résultats de la recherche, aussi bien sur les vols que les hôtels ;
  • un descriptif d’hôtel trop succinct, pas de grandes photos consultables depuis le site ;
  • encore peu (pas ?) d’avis sur les hôtels, pas de mention du nombre d’avis pour chaque hôtel depuis la recherche, je dois donc cliquer sur chacun d’eux pour constater au final qu’il n’y a pas d’avis…
  • une navigation perfectible : quand j’ai cliqué sur le détail d’un hôtel, je dois revenir à la recherche pour accéder au lien pointant vers le marchand ;
  • une rubrique « Buzz » décevante : pas de réponse trouvée sur New-York ou Djerba…
  • un wording parfois improbable. Par exemple, voici la réponse qui m’est fournie après avoir créé une alerte : « Nous cherchons de ce que tu as besoin. Révisez vous email périodiquement. ». Pardon ?

Selon les créateurs, l’aspect communautaire semble clairement être le « plus produit » et il devrait être largement développé en septembre, par le biais du partage de photos, vidéos, commentaires, la mention des points d’intérêt et autres interactions entre voyageurs… Il est aussi question d’étendre l’offre au train (iDTGV, Eurostar et Thalys), aux packages et à la location de voitures.

En résumé, MonNuage.fr veut faire la synthèse « shopbot + web 2.0 », un objectif pour le moins ambitieux compte tenu des acteurs en présence :

Si cette liste à la Prévert ne semble pas décourager les nouveaux venus (ajouter Trabber à la liste des vols), on se demande tout de même comment créer de la valeur dans un environnement aussi concurrentiel. Souhaitons tout de même à MonNuage de prendre son envol ;-)

mercredi 15 août 2007

E-tourisme 2.0 : montée en puissance et en pertinence des avis clients

Fer de lance du web 2.0, les avis des clients représentent une vraie opportunité pour le e-tourisme, en témoignent l’émergence d’acteurs spécialisés et leur déploiement chez les voyagistes. Par ailleurs, les résultats semblent être au rendez-vous, confirmant ainsi leur pertinence au-delà de l’effet de mode.
Comme vu précédemment, il existe a priori une forte complémentarité entre le web 2.0 et l’e-tourisme, du fait des spécificités du voyage et des attentes fortes des consommateurs. Les premiers retours d’expérience montrant le rôle prépondérant des avis clients dans l’acte d’achat.

Acteurs en présence
Pour la partie hôtelière, plusieurs acteurs se sont spécialisés dans les avis clients. En tête, le pionnier américain TripAdvisor a lancé sa filiale française fin mai et recense déjà pas moins de 1,3 millions de commentaires d'utilisateurs français pour une audience d’un million de visiteurs uniques par mois… On lui compte également quelques challengers tels TravelPost, ainsi que les français Vinivi ou MonVoyageur. Les shopbots s’y mettent aussi, tels Easyvoyage avec EasyOpinions ou encore Sprice. A signaler également le lancement par Lonely Planet de son site de réservation hôtelière, Haystack, intégrant l’avis des consommateurs en complément de celui de ses testeurs attitrés.
On constate par ailleurs le succès des sites communautaires au sens large, comme les blogs de voyage d’Expedia ou les sites communautaires OhMyGlobe (d’Opodo) ou VoyageForum.com, ce dernier enregistrant une audience proche des 500 000 visiteurs uniques mensuels (source Nielsen NetRatings).

Des résultats concluants
Selon une étude du Benchmark Group d’octobre 2006, la consultation des blogs devient un réflexe pour un tiers des internautes avant de réserver leur voyage, et 44 % des internautes interrogés déclarent s'être servis des blogs pour choisir leur site de réservation.
Des résultats qui encouragent les annonceurs à jouer le jeu en intégrant les avis clients sur leur site, tels Expedia, Voyages-sncf, Lastminute, … Une récente étude relayée par le Journal du Net confirme les impacts positifs des avis clients sur le taux de conversion, mais également sur le panier moyen et le trafic chez les sites marchands audités :

Les évolutions
Devant la masse d’information disponible, le premier enjeu est de proposer un contenu plus ciblé à l’internaute, ce qui passe notamment par la segmentation des avis. Selon que l’on soit célibataire, en couple ou en famille, nos attentes ne seront pas les mêmes, TripAdvisor et Travelocity ont désormais cette approche par profil qui devrait se généraliser.
L’hôtel ne constituant qu’une partie de son voyage, les avis portant sur les séjours packagés devraient également se développer en France où le package dynamique (vol+avion) n’est pas encore la norme de consommation, par le biais des distributeurs ou directement des tour operators.
Enfin, s’il est aussi question d’ajouter au descriptif produit le contenu issu des blogs ou les photos et vidéos des internautes, il existe tout de même un risque de noyer le consommateur sous l’information avec un impact négatif sur la conversion…
Toujours est-il que les avis des consommateurs devraient poursuivre leur progression dans les mois qui viennent, comme en témoigne cette autre étude du Benchmark Group :

samedi 28 juillet 2007

Après l’EcoComparateur de Voyages-Sncf.com, le Calculateur de CO2 façon Air France

Le lancement de l’EcoComparateur de Voyages-sncf.com avait provoqué une levée de boucliers chez Air France, montré du doigt, considérant les résultats « grossièrement faux ». Ce mois-ci, la compagnie aérienne propose son propre Calculateur de CO2… qui ne fait qu’enfoncer le clou !
Rappel des faits : En octobre dernier, Voyages-sncf.com publiait en grande pompe son EcoComparateur, permettant de comparer pour un trajet donné les différents moyens de transport (train, avion et voiture) en termes de prix, durée et indice environnement : « estimation de la quantité de gaz carbonique (CO2) émise. » Surfant sur la vague écologique, Voyages-sncf.com attaquait ainsi frontalement les compagnies aériennes, Air France en tête, désignant l’avion comme étant 20 fois plus polluant que le train ! Jean-Cyril Spinetta, PDG du groupe Air France/KLM, s’était alors exprimé en personne sur le sujet, contestant avec virulence la pertinence des résultats du comparateur, pourtant validés par l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie), qui précisait d’ailleurs que « ces hypothèses minoraient les impacts du transport aérien ».
Mi-juillet, Air France sort du bois et contre attaque avec son Calculateur de CO2, dont l’objectif affiché est de sensibiliser ses clients à la cause écologique en communiquant sur le niveau d’émission de CO2 des trajets assurés par la compagnie, et à terme leur permettre de « compenser leurs émissions en soutenant des projets environnementaux. »
Si les résultats de cet outil sont d’après la compagnie basés sur « des données réelles d'exploitation de la compagnie et non sur des estimations », voici les premiers constats :
- ces chiffres sont parfois plus accablants que ceux issus de l’EcoComparateur, pour preuve les tests suivants :
> Paris – Lyon : 117 kg de CO2 par passager en avion (source SNCF) vs 148 (source Air France)
> Paris – Londres : 104 kg de CO2 (source SNCF) vs 147  (source Air France)
- ces résultats sont encore sous-estimés par rapport à ceux d’autres compagnies aériennes, sans parler de ceux des ONG !
Alors que le secteur aérien représente 2% à 3% de l'ensemble des émissions de CO2 aujourd'hui et que ce taux va « probablement légèrement augmenter dans les années à venir » selon l’aveu même de Jean-Cyril Spinetta, l’arrivée de ce nouveau calculateur vient jeter un peu plus le trouble sur ce sujet préoccupant...

lundi 23 juillet 2007

Tripbase, votre voyage à votre image !

Bonne illustration du tourisme façon web 2.0, Tripbase, est un moteur de recherche de voyages s’intéressant aux attentes du consommateur. Une approche innovante par rapport aux moteurs classiques basés sur les caractéristiques produit.
Fondé en 2005 et pourtant encore en version alpha, ce service propose une sélection de destinations de voyage répondant à vos envies : nature, restauration, shopping, activités sur place, ... On peut également affiner sa recherche avec d’autres critères atypiques comme la température ou préciser qu’on veut fuir les touristes !
Cette approche n’est pas sans rappeler le moteur à idées voyage chez Expedia répondant aux internautes en quête d’inspiration :

Tripbase donne accès à une palette complète de services d’aide au choix (articles, guides, recommandations, photos) et de réservation (vols, hôtels, location de voiture) qui en font une bonne synthèse du tourisme 2.0 avec ses limites actuelles : malgré une interface ludique et intuitive, on perçoit assez vite les limites de ce site qui propose une sélection encore très restreinte de destinations.
Bon potentiel mais peut mieux faire !

dimanche 13 mai 2007

E-tourisme : un secteur propice pour le web 2.0

Qu’est-ce que le web 2.0 ?
Il se présente comme « le basculement des techniques vers des services » représentant « un nouveau réseau d’interaction sociale ». Plus clairement, il est question de donner aux internautes une position centrale, la technologie n’étant qu’un moyen d’y parvenir, et non plus en fin en soi. Ceci grâce à une ouverture des technologies et des langages. L’interaction et non plus l’innovation. Techniquement, le web 2.0 s’appuie donc sur des langages parfois anciens, comme le XML dont il exploite au maximum les possibilités pour faciliter la circulation de l’information. Souplesse et simplicité sont désormais les maîtres mots.
On peut dès lors se poser les bonnes questions : « comment améliorer la relation avec mes visiteurs / clients ? » et ainsi dépasser le classique « quelle est la meilleure techno pour mon site web ? ».

Les bénéfices du web 2.0
Pour l’internaute :

Pour le marchand, l’instauration d’un cercle vertueux :

Les contraintes du web 2.0

  • humaines : animation et modération du contenu diffusé par les internautes ;
  • technologiques : développement des applicatifs, hébergement du contenu, renforcement de la bande passante, …
  • éditoriales : comment réagir face à un avis négatif ? quel type de contenu dois-je accepter sur mon site ? ...

Les risques du web 2.0

  • la dégradation de son image de marque, en cas d’absence de participation : faute d’attractivité, d’animation, de promotion ou de positionnement, les internautes peuvent ne pas adhérer et décliner l’invitation qui leur est offerte ; ou de rejet pur et simple : avec une politique de contrôle trop strict ou laxiste, les internautes peuvent se retourner contre le marchand et se déporter sur d’autres sites, voire le critiquer vertement.
  • la dispersion : si les participations affluent, il est facile de se laisser emporter par la frénésie, et s’écarter de son cœur de métier, ce qui aura pour conséquence la dégradation du service ;
  • l'estompement de l'effet de mode : n'y a t'il pas un risque de lassitude de l'internaute face à la surenchère de fonctionnalités ?

E-tourisme : un secteur propice pour le web 2.0
Le voyage, complexe à vendre :

  • un achat impliquant pour le consommateur, du fait de son coût souvent élevé ;
  • un service et non un produit : d’une part le support physique (ici le site web) et le personnel en contact (les éventuels agents de réservation) sont déterminants dans la consommation du service, d’autre part son appréciation par le client relève de plus de subjectivité dans l’expérience consommateur que pour les produits ;
  • le nombre d’inconnues est élevé : la destination, l’hôtel, la saisonnalité, le contexte géopolitique, le transport, l’accueil, les services compris et annexes, …
  • on touche ici au rêve plus que pour tout autre service, et les attentes client sont d’autant plus élevées.

Des attentes consommateurs particulièrement adaptées aux problématiques du web 2.0 :

  • Consulter les avis des consommateurs, complément aux infos délivrées par le marchand et complémentaires, notamment sur les aspects subjectifs du produit ;
  • Visualiser l’hôtel, sa localisation géographique : grâce aux photos et vidéos réalisées par les clients, un complément souvent bienvenu aux éléments proposés par les hôteliers ;
  • Obtenir des conseils de voyage : trouver sa destination rêvée grâce aux récits des internautes… ;
  • Prolonger son voyage, en publiant ses commentaires, photos et vidéos et en partageant ses expérience avec d’autres voyageurs.
  • Dialoguer avec les professionnels qui doivent « jouer un rôle et s’impliquer dans des espaces participatifs »

Des premiers retours d’expérience concluants : une étude récente du Journal du Net nous apprend que les internautes consultent de plus en plus :

  • de blogs avant de réserver leurs vacances ;
  • de sites où ils peuvent trouver des avis de consommateurs, par exemple pour les hôtels ;
  • 60 % des clients qui réservent sur Venere.com ont consulté les avis clients et le site de réservation hôtelière a noté une nette amélioration du taux de transformation dès lors que les internautes consultent la page des avis ;
  • Homelidays, un site de location d'hébergements de vacances, a remarqué qu'une offre avec au moins une appréciation reçoit 50 % de demandes de location en plus qu'une offre sans appréciation.

samedi 07 octobre 2006

E-tourisme : FirstChoice.fr, le site qui fait grand bruit

Agence de voyage low-cost britannique en ligne, FirstChoice s’est implantée récemment sur le marché français, à l’initiative du tour-opérateur Marmara, qui s’installe ainsi à grand fracas dans le monde de la distribution. Un pavé dans la mare du tourisme français...
Proposant bien sûr les produits Marmara, mais aussi ceux de TO concurrents, le site propose une gamme très diversifiée, concurrençant de manière frontale les principaux revendeurs de Marmara : Opodo, Promovacances ou autre Lastminute.
Bien que le groupe assure que les « prix nets des produits vendus sur Firstchoice.fr seront identiques à ceux des distributeurs», l’objectif clairement affiché de Marmara réside en la réduction de ses coûts de distribution, tout en ne se privant pas de l’opportunité de percevoir une commission sur les ventes des produits de ses concurrents producteurs.
La guerre producteurs / distributeurs est donc clairement relancée. Les limites des territoires des uns et des autres étant jusqu’ici relativement floues, ce conflit a déjà connu de nombreux précédents, chacun lorgnant sur les marges de l’autre...
Quoiqu’il en soit, l’ « affaire » a suscité de vives réactions dans les instances du tourisme, et notamment au SNAV (Syndicat National des Agences de Voyages), dont Hervé Vighier, PDG de Marmara, a démissionné il y a peu...
Bien implanté sur les destinations clés (Tunisie, Maroc, Turquie, Espagne, Egypte), Marmara demeure un TO incontournable pour les distributeurs. De son côté, le groupe ne peut actuellement se passer de son réseau de distribution on et off line.
Un solide bras de fer semble donc annoncé, avec en toile de fond la problématique des prix nets imposés aux distributeurs qui fixeraient ainsi leurs propres marges, de quoi alimenter une sanglante guerre des prix...

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mercredi 23 août 2006

La disponibilité en temps réel : Saint Graal des voyagistes ?

Le JDN présentait récemment le dilemme des voyagistes en ligne : d’une part dans l’obligation légale de proposer à leurs visiteurs des offres de séjours packagés dont le stock est actualisé en temps réel, d’autre part subissant l’incapacité technique et/ou commerciale des Tours Opérateurs à leur transmettre l’information de manière uniforme… Pour répondre à ce problème, plusieurs solutions possibles :
- la saisie manuelle : solution encore la plus communément répandue, plusieurs agents sont dédiés à l’ouverture et la fermeture des dates, recueillant tant bien que mal l’information des T.O. et ce avec le plus de réactivité possible… Pas très satisfaisant pour tout le monde.
- les allotements : réservé aux gros acteurs, ce principe consiste à négocier avec les T.O. un nombre de sièges d’avion et de chambres d’hôtel à l’avance, leur permettant ainsi d’en garantir la disponibilité. Une solution nécessitant de brasser des volumes importants, donc pas à la portée de tous, et ne faisant que contourner le problème.
- le flux XML : moyen envisagé de longue date à travers la création de la norme CETO commune à tous les TO français : un flux de données contenant le catalogue produit, complété par un second flux XFT (eXchange For Travel) avec les dates, prix et disponibilités. Très bien sur le principe, mais compliqué à mettre en place car il sert plus ou moins bien les stratégies des différents acteurs (ai-je intérêt à connecter mon stock, et si oui à diffuser l’information à tout mon réseau de distribution ?), ces derniers étant parfois de dimension internationalle et donc peu familiers avec les normes françaises...
- les plates-formes de syndication de contenu : visant à centraliser l’information émanant de l’ensemble des TO afin de les retranscrire uniformément en un seul canal aux distributeurs, certaines sociétés de services essayent de proposer des solutions pertinentes à ces problématiques. C’est le cas de la plate-forme Orchestra développée par Travelsoft. L’idée est séduisante et l’avenir nous dira si elle remportera le succès escompté, nécessitant l’adhésion commune des producteurs et distributeurs... Beau pari !

jeudi 22 décembre 2005

E-tourisme : bilan de l'année 2005

Le JDN dresse l’état des lieux du e-tourisme en 2005 : dans un contexte plutôt morose pour le marché du tourisme, les ventes en ligne tirent leur épingle du jeu en maintenant une forte progression sur l’année (+40 % en valeur pour les sites français audités par le Benchmark Group).
En synthèse, voici les évolutions majeures du secteur en 2005 :
- la progression des acheteurs en ligne, l’attraction du e-commerce bénéficiant largement au voyage, et pas seulement au transport,
- la pression concurrentielle, avec l’arrivée massive des compagnies aérienne et des hôteliers sur Internet,
- la diversification des agences vers les séjours (généralistes et spécialisés), le discount, la dernière minute, ... notamment en raison du passage à la commission zéro sur les vols,
- la concentration des acteurs : déjà amorcé ces dernières années, le mouvement se poursuit avec le renforcement de positions pour Cemdant, Opodo, Sabre, …
- la montée en puissance des comparateurs : développement des existants et arrivée de nouveaux acteurs sur le marché français (voir note précédente) motivés par le recours croissant des acheteurs en ligne à ce type de services,
Si ces tendances devraient se poursuivre en 2006, les moteurs de recherche ont bien perçu le potentiel du e-tourisme (voir note précédente) et de la mise en relation du consommateur avec l’agence de voyage en ligne (comparaison de l’offre), il sera intéressant de suivre leurs évolutions en ce sens l’année prochaine...