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lundi 24 septembre 2007

La marque blanche, levier marketing à la performance

A l’heure de l’avènement du marketing à la performance, la marque blanche (ou white label) présente une vraie opportunité pour les annonceurs. Focus sur ce levier marketing atypique.

GoVoyages illustre bien le principe de la marque blanche : capitalisant sur son moteur de réservation de billets d’avion et sur son image de marque, le voyagiste a fait appel à des généralistes (Promovacances pour les séjours) et des spécialistes (QCNS pour la croisière, Thalasseo.com pour la thalasso, Travelhorizon pour le ski) pour compléter son offre sous sa propre enseigne. Le site propose ainsi une gamme de voyages très vaste, tout en déléguant la partie qu’il ne maîtrise pas lui-même. Par ailleurs, Go met à disposition son moteur de vols aux autre sites, sans que sa marque ne soit mentionnée.

Sur le principe,  proposer son service en marque blanche consiste donc en un échange « savoir-faire » contre « notoriété ».

Les avantages pour le fournisseur :

  • Bénéficier de la notoriété et du trafic généré par son partenaire pour accroître son volume d’affaires ;
  • Maîtriser son ROI en commissionnant son partenaire sur les ventes réalisées par son intermédiaire.

Le partenaire y trouve aussi son intérêt :

  • Générer des revenus complémentaires par l’ajout d’une offre de services dont la qualité est garantie par son fournisseur ;
  • Limiter les risques et les investissements, supportés par le fournisseur.

Les limites du modèle :

  • Une obligation de résultats : en cas d’échec, le fournisseur s’expose au retrait pur et simple de son service sur le site du partenaire ;
  • L’investissement de départ : la mise en place de la solution aux couleurs du partenaire incombe au fournisseur ;
  • La dépendance vis-à-vis du partenaire : le client final n’étant pas exposé à la marque du fournisseur, impossible pour ce dernier de mettre en place une politique de fidélisation, d’autant que le fichier client demeure la propriété du partenaire.

En synthèse, la marque blanche peut constituer un complément d’activité pertinent pour un acteur proposant un service différenciant et personnalisable. On peut dès lors le considérer comme un levier marketing à la performance, au même titre que l’affiliation.

dimanche 05 août 2007

Facebook, du réseau social au système d'exploitation

Apparu en 2004 et ouvert au grand public en septembre 2006, Facebook atteint aujourd’hui la 6ème audience aux Etats-Unis et recense près de 30 millions d’utilisateurs dans le monde. Focus sur LE site de réseau social du moment, qui s’est payé le luxe de refuser une offre de rachat de 1 milliard de dollars !
Restreint à l’origine aux seuls étudiants, il s’est ouvert au monde du travail dans une optique de promotion sociale, favorisant la mise en relation entre jeunes diplômés et entrepreneurs. A ce titre, certains analystes le qualifieraient même de « meilleure opportunité pour les entrepreneurs du Net de ces dix dernières années »
Tout comme LinkedIn ou Viadeo, Facebook vous invite à renseigner votre profil et constituer votre réseau d’anciens camarades d’études, collègues, amis et relations. Facebook prend ensuite toute sa dimension communautaire avec la section « Applications » permettant, pêle-mêle, de partager vos photos et vidéos, vos goûts musicaux, cinématographiques ou littéraires, vos souvenirs de voyage ou recommandations d'achat, … En somme, Facebook se présente comme une fenêtre ouverte sur le web 2.0, le tout servi par une interface simple et intuitive.
L’objectif affiché par son créateur Mark Zuckerberg est donc de faire de Facebook un véritable système d'exploitation, offrant aux développeurs la possibilité de développer des applications sur sa plate-forme, et allant même jusqu’à développer son propre langage informatique : Facebook Markup.
Les entreprises disposent ainsi d'un accès facilité à des dizaines de millions d’utilisateurs ciblés à travers le monde, ce qui n’a pas échappé aux acteurs importants du web qui ont depuis greffé leurs applications (FlickR, Last.fm, TripAdvisor, …).
Quant à ses concurrents, MySpace perd de plus en plus de terrain face à lui, Yahoo! s’est vu opposer une fin de non recevoir pour sa proposition de rachat pourtant faramineuse, ce dernier et Google plancheraient sur leur propre projet de réseau social...
Victime de son succès, Mark Zuckerberg doit par ailleurs faire face à des critiques relatives à la protection de la vie privée ou à la pertinence de son modèle, à des intrusions de délinquants sexuels, la pollution de son réseau, ou encore des accusations de plagiat et de violation de droits d’auteurs...
Toujours est-il que, fort de ses 150 000 nouveaux membres chaque jour, Facebook consolide sa stratégie de système d'exploitation avec l’acquisition récente de la start-up Parakey afin de permettre le stockage de données. Après Google et Yahoo!, Microsoft a désormais également du souci à se faire !

dimanche 15 juillet 2007

eBay : arrivée en France des Drop-Off Stores

VendezMalin, easydeal, best-encheres, de nouveaux services voient le jour en France afin d’aider les particuliers à vendre leurs objets sur eBay moyennant une commission sur la transaction, reprenant ainsi le concept des Drop-Off Stores largement répandu aux Etats-Unis depuis plusieurs années.
J’avais eu l’occasion de m’intéresser de près à ce business en 2004-2005 lors de mon Master Marketing des Services où nous devions monter un projet de création d’entreprise de A à Z : étude de marché, stratégie, mix marketing et business plan. Voici la présentation de notre projet « Easy eBay » :


Télécharger la présentation PDF

A la fin de mes études, bien que très confiant sur la pertinence du projet, je l’ai mis de côté, privilégiant mon emploi actuel, et aussi, il faut bien le dire, faute de moyens et d’associés aussi motivés que moi…
En consultant récemment le blog de VendezMalin, la description des circonstances de la création de l’entreprise et les similitudes avec Easy eBay m’ont naturellement touché. Les bonnes idées ne restent pas longtemps inexploitées, et je suis très heureux de voir que celle-ci a pu être menée à bien ! Par ailleurs, voici un bel exemple d’entreprise issue de rencontres improbables au détour d’un commentaire de blog… quelle meilleure preuve de l'intérêt de ces derniers ?
Je souhaite donc un bel avenir aux Drop-Off Stores français !

dimanche 08 octobre 2006

E-business : 24H00.fr, nouveau venu de poids dans la sphère des ventes privées

24h00.fr

Fruit de l’association de 3 acteurs majeurs du web français, Aufeminin.com, Meetic et Price Minister, le site 24H00.fr se présente comme « le premier site de ventes événementielles » : outre les remises substantielles accordées sur des offres déstockées, des séries limitées conçues exclusivement pour le site serons proposées durant 24 heures aux membres issus d’un recrutement de grande ampleur mené auprès des visiteurs et membres des 3 sites.
24H00.fr s’attaque ainsi en force au business des ventes privées, et à son leader incontesté, Venteprivee.com, en s’appuyant sur la puissance de feu de l’association Aufeminin.com, Meetic et Price Minister pour acquérir les facteurs clés de succès suivants :
- une base de membres massive et qualifiée (objectifs : un million de membres inscrits dès la première année et un chiffre d'affaires de 15 millions d'euros), grâce aux campagnes d’emailing et de publicité mises en place par les 3 sites réunissant pas moins de 18 millions de visiteurs uniques mensuels ;
- des offres exclusives négociées par sept acheteuses « seniors » implantées en France et à l’étranger ;
- une segmentation des membres par centres d’intérêt ;
- une livraison sous huit jours garantis ;
- des horaires de vente aménagés pour le meilleur confort de la cible principale : la femme active célibataire.
Le marketing, la production, la logistique semblent donc avoir été optimisés pour faire la différence, faisant ainsi écho à ma note précédente sur le sujet.
Sensé débuter début octobre, le service se fait encore désirer mais devrait faire fortement parler sur la fin de l’année…

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lundi 03 avril 2006

Ventes privées : comment tirer son épingle du jeu ?

Lancé en 2001 en France, le site vente-privee.com a créé un concept fort qui a fait des envieux… et une trentaine de petits ! Comment créer de la valeur parmi tous ces clones ?
Le principe : proposer ponctuellement à un groupe d’internautes « privilégiés » (généralement parrainés) une offre haut de gamme à prix très attractif en stock limité.
Chacun des acteurs en présence y trouve ses avantages :
- les internautes, friands de bonnes affaires sur des marques de référence, et valorisés par leur appartenance à une communauté « privilégiée » ;
- les marques, qui trouvent ici l’occasion de se débarrasser de leurs invendus sans pour autant pénaliser leur image : la vente de leur produit devient un vrai événement, soutenue par une présentation très qualitative et un marketing de pénurie.
Un modèle qui comporte tout de même quelques inconvénients généralement constatés : la lenteur des délais de livraison et du traitement des réclamations, des produits pas toujours de première fraîcheur, …
Par ailleurs, la multiplication des acteurs peut conduire à la banalisation du concept, d’où la nécessité pour les nouveaux acteurs d’amener de la valeur nettement perceptible par le consommateur.
Pour y parvenir, quelques éléments (liste non exhaustive) pour faire la différence :
- la spécialisation : face à la diversification actuelle des acteurs, s’intéresser à un secteur spécifique en s’imposant comme un spécialiste ;
- un positionnement résolument haut de gamme, à l’heure où ventes privées et ventes flash tendent à se confondre ;
- des produits plus séduisants, qui ne puissent être assimilables à du vulgaire déstockage ;
- un traitement décalé : valoriser le produit, non pas par une animation clinquante, mais par ses caractéristiques et la réduction consentie, autant d’éléments qui parlent d’eux-mêmes quand l’offre est à la hauteur ;
- un rapport qualité prix canon ! Quitte à réduire ses marges et ses coûts (animations) et faire évoluer son modèle économique (voir dernier point) ;
- un service client irréprochable: placer le traitement des commandes et du SAV au centre de ses préoccupations, de manière à garantir une cohérence entre l’image haut de gamme du site et la qualité perçue du service ;
- une communauté restreinte, et donc plus qualifiée : par une communication très ciblée, un recrutement plus sélectif, l’inscription payante aux ventes, la suppression de comptes inactifs, …

dimanche 29 janvier 2006

E-business : RSS or not RSS ?

Si les blogs contribuent très largement au développement des flux RSS, qui sont d’ailleurs plébiscités par leurs utilisateurs pour les avantages qu’ils procurent, faut-il pour autant se précipiter pour en équiper nos sites marchands ?
D’après une étude menée par le Journal du Net, 55 % des utilisateurs interrogés estiment que les flux RSS leur sont devenus "indispensables" dans leur manière de s'informer via le Web, et 45 % estiment consulter davantage de pages web depuis qu'ils utilisent les flux RSS.
Système permettant d’afficher le contenu de plusieurs sources différentes sur une même interface, les flux RSS permettent en effet de gagner un temps considérable dans la consultation des news et d’aller ainsi à l’essentiel.
Les applications e-business ne manquent pas, c’est l’occasion de nouer avec ses visiteurs un lien en dehors de son site grâce à des pushs d’information hyper personnalisée à moindre effort, tout en leur offrant une vraie alternative aux newsletters (risque de spam, information moins ciblée, …). Le e-tourisme se prête particulièrement bien à ce type de fonctionnalités, Travelocity et Expedia proposent d’ailleurs depuis quelques temps leurs flux RSS personnalisés.
Seul bémol et non des moindres : le format RSS est encore confidentiel, si l’on en croit l’étude menée aux Etats-Unis par Yahoo! / ISPSOS publiée en octobre 2005 : 12 % seulement des internautes américains interrogés ont entendu parler du format RSS et 4 % l’ont utilisé de manière consciente ! Via l’usage des services personnalisés comme MyYahoo! ou MyMSN, il ressort tout de même que 27 % d’entre eux y ont eu recours sans le savoir.
En somme, le RSS est encore loin d’avoir détrôné la newsletter, mais ses atouts en font un candidat sérieux, et générateur de valeur pour l’internaute. Reste à voir, au cas par cas, sa compatibilité avec l’offre proposée par le marchand...

dimanche 22 janvier 2006

Google vs Amazon, le match au sommet

Si, depuis quelques temps, chacun lorgnait sur le territoire de l'autre, le début d'année 2006 nous laisse entrevoir une opposition frontale imminente entre les deux géants du net. Qui en sortira vainqueur ?

  • 1er round : Seach inside the book vs Google Print
    Cheval de bataille historique d'Amazon, la numérisation des livres fut le premier sujet d'affrontement entre les deux mastodontes. Google affichait en ce domaine de très fortes ambitions : proposer un accès gratuit illimité à l'ensemble des publications disponibles. Les éditeurs n'ont pas tardé à calmer ses ardeurs, tandis qu'Amazon avance à grand pas en vue de proposer l'intégralité de son catalogue en téléchargement... payant. Récente contre-attaque de Google qui envisage désormais la location...
  • 2ème round : Search marketing
    Conscient de sa trop forte dépendance vis-à-vis des moteurs de recherche, vecteur indipensable de trafic sur son site, Amazon tente depuis des années de conquérir la place du Search marketing. Deux tentatives vaines avec son propre moteur A9, puis celui de sa filiale Alexa... une bataille plus qu'inégale avec Google.
  • 3ème round : E-business
    Dernier affrontement en date en non des moindres : Google lance une offensive contre le pionnier Amazon au coeur de sa forteresse, avec le lancement de Google Payment Corp, son système de paiement propriétaire, accompagné de Google Video Store, et, cerise sur le gateau, son projet de librairie en ligne !
    L'arrivée fracassante de Google dans le e-commerce en fait désormais un concurrent direct d'Amazon qui risque de voir fondre ses parts de marché avec une marge de contre-offensive relativement restreinte...
  • L'issue du combat ?
    A travers l'ajout de nombreuses fonctionnalités, Amazon apporte actuellement de la valeur à son service, à laquelle Google pourrait ne pas être indifférent. Et si nous assistions à la fusion Google / Amazon ?