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L’e-mail marketing en mutation

Alors que les investissements atteignent des sommets, les performances de l'e-mailing montrent de vrais signes d'essoufflement. Loin d'annoncer sa mort prématurée, ce signal d’alerte témoigne surtout de la nécessité d'appréhender l’e-mail marketing avec plus de maturité.

Avec 170 millions d'euros investis en France en 2007, l'e-mailing représente 20 % des dépenses publicitaires en ligne, affichant un taux de croissance de 43 %, une tendance qui devrait se poursuivre sur 2008… Des coûts réduits, une gestion souple et des résultats très satisfaisants, une équation magique pour les annonceurs !

Problèmes de délivrabilité, baisse des taux d'ouverture, augmentation des désabonnements et autres plaintes (ceci est un spam), l'année 2007 a montré clairement les limites de ce levier marketing, la boite mail de l'internaute devenant peu à peu saturée par les sollicitations commerciales, sans parler du spam.

Néanmoins, la réactivité se maintient, ce qui signifie que lorsqu'un internaute prend la peine d'ouvrir un mail, il clique dans les mêmes proportions qu'auparavant. En d'autres termes, si on le sollicite à bon escient, l'internaute joue le jeu !

Clairement, ces signaux de l’alerte ne suffisent pas à annoncer la mort de l’e-mailing. En revanche, ils indiquent la nécessité d’entrer dans une phase de maturité pour poursuivre ces belles performances.

Acquisition, fidélisation, même combat ?

On peut effectivement penser que l’e-mailing de prospection a mangé son pain blanc, compte tenu des pratiques souvent abusives en la matière et des mécaniques de collecte limitées, malgré les efforts des créatifs. La fidélisation offre en revanche des possibilités bien plus élaborées permettant de répondre favorablement aux attentes des internautes en terme de maîtrise de la pression marketing et de pertinence des messages délivrés.

L’évolution de l’e-mailing

Au récent Omniture Summit, Nick Heys, le PDV d’Email Vision, nous résumait les tendances actuelles de l’e-mailing, au vu de ces différents constats :

  • Une mutation opérée depuis deux ans de l’e-mailing d’acquisition vers l’e-mailing de fidélisation ;
  • Une sophistication plus poussée des messages dans un objectif de création de valeur : welcome packs, sondages, newsletters personnalisées, split testing, cross / up selling, viral,  ...
  • Une domination des outils On Demand, disposant des fonctionnalités adaptées à ces problématiques ;
  • L’intégration du web analytique dans l’outil d’e-mailing permettant l’automatisation d’envois : gestion d’abandon de panier, ciblage comportemental on site, segmentations, ...

Une nouvelle page est donc en train de s’écrire pour l’e-mailing qui nous réserve a priori encore de belles années !

dimanche 06 avril 2008

Kelkoo n'est plus à vendre ?

C’est en tout cas ce qu’affirme Yahoo par l’intermédiaire du Journal du Net... Une déclaration qui intervient peu après l’annonce faite par Les Echos du mandat confié par Yahoo à la banque Jeffries pour trouver un acquéreur à Kelkoo.

On se souvient que la situation de Kelkoo fin 2007 ne lui était guère favorable, après 3 années d’inertie suite à son rachat par Yahoo en 2004. Ce dernier n’avait d’ailleurs pas caché son mécontentement vis-à-vis des résultats du comparateur.

Les rumeurs de rachat allaient donc bon train en ce début d’année, mais pour une valorisation du service à un tiers de son prix d’achat, soit un maximum de 140 millions d’euros. Un prix jugé visiblement insuffisant par Yahoo qui aurait donc décidé de le conserver dans son giron et  lui donner un second souffle.

Kelkoo a ainsi acquis une véritable autonomie au sein du groupe Yahoo, avec la nomination de Christopher Caussin à la direction générale. Plus de réactivité notamment sur la partie techno, ce qui doit se traduire par de nouveaux produits et marchands pour coller à l’évolution de la demande, une meilleure pertinence des résultats de la recherche, un merchandising plus élaboré, une interface accessible aux mobiles, ... telle est la feuille de route de Kelkoo pour 2008.

Bien que Nielsen ait montré un frémissement dans l’audience du site en ce début d’année, je n’ai pour ma part, en tant qu’annonceur, pas constaté d’évolution significative en terme de volumétrie et qualité de trafic, pas plus que sur le plan fonctionnel qui me laisserait présager une amélioration prochaine.

On peut relativiser tout cela par le fait que Kelkoo reste l’un des acteurs majeurs sur la comparaison de prix, mais on attend tout de même mieux du leader historique ! A suivre, donc...

dimanche 18 novembre 2007

Du clic à la visite, il y a un gap !

Le CPC (Coût Par Clic) étant actuellement la principale unité de coût des campagnes de marketing on line, la notion de clic revêt une importance centrale dans le pilotage des campagnes. Les différences constatées entre le volume de clics et de visites méritent à ce titre une attention particulière…

Définitions

  • Clic : action de cliquer sur un bandeau publicitaire ou un lien hypertexte sur Internet. Nous restons bien ici en amont de la consultation du site.
  • Visite : session au cours de laquelle un internaute parcourt les pages d’un site web. Au bout de 30 minutes d’inactivité de l’internaute sur le site, on considère sa visite comme achevée.

Constats

Sur l’ensemble des campagnes de marketing on line, on constate une différence entre le volume de clics et de visites comprise entre 20 et 50 %. Des écarts notables apparaissent selon les leviers : entre 20 et 30 % sur les liens sponsorisés, et jusqu’à 50 % sur les shopbots (comparateurs), l’affiliation ou l’e-mailing. La société Wysistat a mené une étude sur ce phénomène, ciblée sur les liens sponsorisés, confirmant cette différence de l’ordre de 20%, toutes régies confondues.
Par ailleurs, on constate aussi une corrélation avec la conversion (commandes / visites) : plus le gap est élevé, moins bonne est la conversion… double effet pervers !

Causes possibles

  • le clic de curiosité : face aux annonces alléchantes des annonceurs, les internautes ont tendance à cliquer sur chaque annonce pour comparer, puis de revenir chez l’annonceur le plus pertinent. Ce phénomène est dépendant du positionnement, du nombre d’annonces affichées, de leur pertinence, ... A moins de 30 minutes d’intervalle, l’internaute peut d’ailleurs accéder plusieurs fois au site d’un même marchand par différents moyens (moteur de recherche, comparateur, guide d’achat, ...), une seule visite lui sera alors attribuée pour plusieurs clics effectués.
  • l’environnement concurrentiel : une tendance nette relevée par Wysistat lors de son étude : « plus la concurrence est élevée, plus la différence entre les mesures s'accroît ». Une concurrence accrue se traduit par un plus grand nombre d’annonces par requête, des annonces plus agressives, des résultats pas forcément pertinents aux yeux de l’internaute qui va se montrer plus exigent avec un comportement plus zappeur...
  • la fraude aux clics : des faux clics générés par des robots automatiques ou manuellement, un phénomène ancien que j’avais développé dans une précédente note. Le Journal du net précisait en juillet 2006 : « environ 15 % des clics sur des liens sponsorisés sont frauduleux ». Nul doute que le problème soit encore d’actualité, notamment sur les secteurs très concurrentiels…
  • les bugs : liés à un problème de tracking (côté support ou annonceur), à la défaillance ponctuelle du site de l’annonceur, à un lien cassé ou obsolète, ...
  • l’interruption du chargement par l’internaute suite au clic sur l’annonce, dans ce cas, le clic sera bien comptabilisé mais la visite ne sera pas enregistrée.

Actions à mener

  • l’adaptation du modèle économique : dès que c’est possible, privilégier un modèle à la performance (rémunération à la vente, au formulaire), c’est encore le meilleur moyen de maîtriser son ROI.
  • le contrôle des clics facturés : grâce à la mise en place d’un double tracking des campagnes. La différence constatée entre les deux outils ne doit pas excéder 5 %.
  • l’optimisation des campagnes : qu’il s’agisse du positionnement, de la pertinence des annonces et des landing pages, ... il est relativement aisé d’optimiser ses campagnes de liens sponsorisés. Les comparateurs offrent en revanche encore trop peu d’outils, ce qui est fortement préjudiciable aux annonceurs. Un réel effort doit à mon sens être porté à ce niveau.
  • les réclamations sur la fraude aux clics auprès des régies : Google avait mis en place une procédure à ce sujet, à renouveler régulièrement.
  • le contrôle des bugs : à travers un suivi régulier des campagnes en cours.

jeudi 01 novembre 2007

Comparateurs de prix : le cas Kelkoo

Trois ans après son rachat par Yahoo, Kelkoo modernise son interface... l’occasion de faire le point sur ce comparateur dans le contexte 2007. Trois ans, c’est long!

Amener de la valeur pour l'internaute et lui faciliter l’accès vers le site de l’annonceur, l’objectif de Kelkoo a été partiellement rempli avec cette nouvelle interface dont le site bénéficie depuis quelques semaines. D’inspiration web 2.0, le site privilégie les lignes épurées, l’affichage de contenu sans rechargement de pages (via Ajax), la mémorisation de l’historique de navigation, les classements par popularité (recherches, produits), sans oublier le désormais classique nuage de tags. Plus simple, fluide et convivial donc.

Au-delà de la cosmétique, rien de majeur ne semble toutefois avoir été apporté : les avis clients présents de longue date n’ont pas été améliorés (tout du moins sur la partie Voyages), idem pour les idées cadeaux et autres pages événementielles... Pire, les carences historiques du moteur n’ont pas été corrigées : toujours pas d’exhaustivité de l’offre disponible sur le marché, un classement des résultats par défaut toujours fonction du CPC des annonceurs...

Racheté en 2004 par Yahoo pour 475 millions d’euros, Kelkoo était alors le leader incontesté de la comparaison de prix eu Europe, le fleuron du web français... Aujourd’hui sérieusement mis à mal par ses concurrents directs qui lui grignotent des parts de marché (LeGuide.com, Shopping.com, Shopzilla, ...), Kelkoo n’a pas su s’imposer comme une priorité forte dans le business de Yahoo et subit les conséquences de son inertie.

« Une des priorités identifiées par le groupe est d’améliorer les performances de Kelkoo » annonçait récemment Yahoo dans le Financial Times, en disant vouloir « donner plus d’indépendance à Kelkoo; tout en évaluant les options stratégiques pour le business à long terme ». Ces déclarations de début octobre n’ont pas manqué de soulever des rumeurs sur la revente pure et simple de Kelkoo, au moment même où sortait la nouvelle interface...

En marge de tout cela, Yahoo vient de céder à Google la gestion des liens sponsorisés sur Orange et Voila, perdant ainsi un bon tiers de ses revenus SEM au niveau européen… Un switch opéré discrètement par Orange marginalisant un peu plus Yahoo face à son concurrent direct, ce qui pourrait impacter sa stratégie globale...

Interrogé par le Journal du Net, Christophe Parcot, directeur général de Yahoo France, annonce comme l’une des priorités stratégiques de « faire de Yahoo un partenaire de choix pour l'ensemble des acteurs de l'Internet que sont les éditeurs, les agences et les annonceurs », mais confirme que « la pertinence de Kelkoo est en train d'être évaluée par rapport à la stratégie globale de Yahoo. Ce qu'il adviendra de Kelkoo au sein de Yahoo n'est pas défini ».

Quelque soit l’issue, l’indépendance de Kelkoo vis-à-vis de Yahoo ne peut a priori que lui être bénéfique, comme le relativise Remy Amouroux, co-fondateur de Kelkoo, car cela « va permettre à des gens extrêmement motivés de se concentrer sur Kelkoo, de revitaliser le produit, la marque et d'attaquer des territoires », rappelant également que Kelkoo est « toujours profitable et a plein d'opportunités devant elle ». Voila qui laisse espérer quelques rebondissements !

dimanche 21 octobre 2007

Voyagez autrement grâce à PreparerSesVacances et Bedycasa

Face au traditionnel hôtel-club omniprésent chez les voyagistes se développent des formule d’hébergement alternatives pour les vacanciers soucieux de voyager autrement. PreparerSesVacances et Bedycasa illustrent bien cette évolution.

Location de vacances, logement chez l’habitant, l’hébergement touristique se décline en de nombreuses formules très prisées des vacanciers délaissant volontiers l’hôtel pour des raisons économiques ou d’authenticité. Des axes encore très mal couverts par les voyagistes et sur lesquels la demande est forte…

Dans ce contexte, deux nouveaux services ont récemment vu le jour afin de palier cette carence : Preparersesvacances.com, couvrant la location de vacances, et Bedycasa.com, s’intéressant spécifiquement au logement chez l’habitant. Ces deux services se présentent comme des plateformes de mise en relation entre voyageurs et propriétaires de logements, par le biais de petites annonces.

En quelques mots :

  • Preparersesvacances.com : Axé sur la France uniquement, ce service se distingue par la géo-localisation permettant de situer chaque logement sur la carte sattelite, une recherche multi-critère très riche, ou encore l’ouverture aux offices du tourisme afin de proposer toutes les infos utiles sur la destination. Pour plus d’infos.
  • Bedycasa.com : Couvrant tous les pays, sa valeur première tient en la diversité de son offre (destinations et formules d’hébergement). La recherche est elle aussi très détaillée, introduisant la notion de « taux d'affinité » fonction de vos critères de recherche…  Pour plus d’infos.

Si les deux sites pêchent encore par la richesse de leur contenu, un bel avenir leur est promis de par le potentiel du créneau et la pertinence de leur concept respectif. Les mois à venir devraient voir l’ajout de nombreuses fonctionnalités de part et d’autre… affaires à suivre !

dimanche 14 octobre 2007

Be-Noot : partagez vos expériences de voyage

Be-Noot se présente comme une plateforme communautaire de voyage, permettant aux internautes de partager leurs expériences de voyage à travers leurs récits, photos et vidéos… Alors, énième site web 2.0 ou véritable service à valeur ajoutée ?

Bénéficiant d’un bon buzz depuis son ouverture publique début septembre, et édité par une jeune société marseillaise voisine, Media No Mad, ce service ne m’inspirait a priori que du bon. En me connectant au site, la zone de photos en rotation sur la page d’accueil montrait un reportage sur Yzeron, petit bourg proche de mon village natal – et idéal pour les week-ends au vert, mon cœur était alors quasi conquis ! Un surf plus approfondi a cependant calmé mon enthousiasme de départ...

Passons les différents éléments au crible :

  • le concept : une communauté, un état d’esprit (restez Noot ?), des valeurs, un partage… pas facile à appréhender quand on débarque. Pour les curieux, un surf du côté du blog permet d’en apprendre davantage à travers les thèmes abordés : La magie de l’hindouisme au Cambodge, AMSTERDAM : Le Quartier Rouge… où tout se débride! ou encore Polémique: les sous vêtements sous le kilt?? C’est assez ouvert ;-)
  • le « plus produit » : L’aide en ligne insiste sur « la souplesse avec les médias, la simplicité d'utilisation... Bref, pouvoir tout partager sans se compliquer la vie ». On est donc plus sur l’échange entre voyageurs que l’aide au choix. Sur ce plan, effectivement le site semble tenir sa promesse, la création d’un compte et l’ajout de contenu étant assez simple et intuitif.
  • la cible : On m’incite plus à ajouter du contenu (offre MyPix, concours) qu’à consulter le contenu existant. Si on s’adresse bien au voyageur de retour d’expédition, quid de celui qui n’est pas encore parti, ou qui veut repartir ?
  • la navigation : assez complexe et centrée sur la communauté, privilégiant le dernier contenu publié. La carte en bas de page ne mentionne pas toutes les destinations, et ne donne pas accès à la destination mais à l’un des carnets de voyage la concernant, impossible donc d’accéder à l’ensemble du contenu de la destination, sinon par la recherche par mot clé.
    La rubrique « carte » ne mentionne pas toutes les destinations couvertes. Il faut zoomer pour se rendre compte que l’Afrique a été visitée par les « noots » ! Quelques imprécisions également dans la localisation : Mélissa nous situe l’île Maurice 800 km trop haut, un coup dans l’eau ;-)
    La rubrique « explore » n’est pas non plus très intuitive dans l’accès à l’info.
  • le contenu : visiblement encore assez restreint et difficile à appréhender dans sa globalité, il est surtout mal mis en valeur : les photos en rotation sur la page d’accueil ne sont pas toutes de bonne qualité, ce qui peut nuire à la première impression donnée par le site, ce bloc attirant immanquablement l’œil de l’internaute.
    Si je cherche un billet de train ou d’avion, c’est sur Sprice que ça se passe ! D’ailleurs, on ne me propose pas de séjour ou d’hôtel… Be noot = démerde-toi ? ;-)
    Une fois parvenu jusqu’à un carnet de voyage, il y a parfois de bonnes surprises comme sur la Chine quand l’internaute joue le jeu : photos riches, accompagnées de commentaires et géolocalisées sur la carte Google.
    Autre source de contenu : le blog ! Billets et podcasts constituant la richesse originelle du site, dommage qu’ils ne soient pas plus accessibles depuis le site, via la carte par exemple.
  • l'interactivité : on peut regretter que ce lieu d’échange permette aussi peu d’interactions entre ses membres. Pas de forum ni de messagerie privée entre noots, difficile de communiquer...
  • le modèle économique : mis à part quelques partenariats avec MyPix et Sprice, ainsi que des annonces AdSense, difficile de savoir comment le site compte générer des revenus...

En synthèse, ce site me parait idéal pour qui souhaite partager ses souvenirs de voyage avec famille ou amis grâce à ses fonctionnalités très poussées en ce sens, mais il me semble en l’état beaucoup plus limité pour rencontrer d’autres voyageurs ou choisir sa prochaine destination de voyage.

Bonne continuation à Media No Mad !

Pour plus d’infos, voir note / vidéo de Thierry Bezier

lundi 24 septembre 2007

La marque blanche, levier marketing à la performance

A l’heure de l’avènement du marketing à la performance, la marque blanche (ou white label) présente une vraie opportunité pour les annonceurs. Focus sur ce levier marketing atypique.

GoVoyages illustre bien le principe de la marque blanche : capitalisant sur son moteur de réservation de billets d’avion et sur son image de marque, le voyagiste a fait appel à des généralistes (Promovacances pour les séjours) et des spécialistes (QCNS pour la croisière, Thalasseo.com pour la thalasso, Travelhorizon pour le ski) pour compléter son offre sous sa propre enseigne. Le site propose ainsi une gamme de voyages très vaste, tout en déléguant la partie qu’il ne maîtrise pas lui-même. Par ailleurs, Go met à disposition son moteur de vols aux autre sites, sans que sa marque ne soit mentionnée.

Sur le principe,  proposer son service en marque blanche consiste donc en un échange « savoir-faire » contre « notoriété ».

Les avantages pour le fournisseur :

  • Bénéficier de la notoriété et du trafic généré par son partenaire pour accroître son volume d’affaires ;
  • Maîtriser son ROI en commissionnant son partenaire sur les ventes réalisées par son intermédiaire.

Le partenaire y trouve aussi son intérêt :

  • Générer des revenus complémentaires par l’ajout d’une offre de services dont la qualité est garantie par son fournisseur ;
  • Limiter les risques et les investissements, supportés par le fournisseur.

Les limites du modèle :

  • Une obligation de résultats : en cas d’échec, le fournisseur s’expose au retrait pur et simple de son service sur le site du partenaire ;
  • L’investissement de départ : la mise en place de la solution aux couleurs du partenaire incombe au fournisseur ;
  • La dépendance vis-à-vis du partenaire : le client final n’étant pas exposé à la marque du fournisseur, impossible pour ce dernier de mettre en place une politique de fidélisation, d’autant que le fichier client demeure la propriété du partenaire.

En synthèse, la marque blanche peut constituer un complément d’activité pertinent pour un acteur proposant un service différenciant et personnalisable. On peut dès lors le considérer comme un levier marketing à la performance, au même titre que l’affiliation.

dimanche 26 août 2007

MonNuage.fr, un nouveau comparateur e-tourisme 2.0

Nouveau comparateur de vols et hôtels lancé sur le marché français, MonNuage.fr veut se démarquer en ayant pour ambition de devenir « le principal réseau communautaire européen de voyageurs ».

Déclinaison française de l’espagnol MiNube.com, MonNuage.fr s’attaque au marché très concurrentiel de la comparaison d’offres de voyages. Fort d’un concept sympa et d’un design ludique, ce service remplit les basiques avec une offre déjà conséquente (environ 40 annonceurs, incluant les low-costs), une ergonomie simple et intuitive et des fonctionnalités a priori intéressantes (Alertes, Buzz, calendrier des évènements).

Son modèle économique basé sur les revenus de l’affiliation (comprendre rémunération à la vente) est également un plus pour le consommateur qui ne subit pas les effets pervers de la rémunération au CPC (nombre d’annonceurs limité, classement des offres selon enchères, …).

Le service étant apparemment en version beta, on y relève encore bon nombre d’imperfections de jeunesse, parmi lesquelles :

  • la lenteur d’affichage des résultats de la recherche, aussi bien sur les vols que les hôtels ;
  • un descriptif d’hôtel trop succinct, pas de grandes photos consultables depuis le site ;
  • encore peu (pas ?) d’avis sur les hôtels, pas de mention du nombre d’avis pour chaque hôtel depuis la recherche, je dois donc cliquer sur chacun d’eux pour constater au final qu’il n’y a pas d’avis…
  • une navigation perfectible : quand j’ai cliqué sur le détail d’un hôtel, je dois revenir à la recherche pour accéder au lien pointant vers le marchand ;
  • une rubrique « Buzz » décevante : pas de réponse trouvée sur New-York ou Djerba…
  • un wording parfois improbable. Par exemple, voici la réponse qui m’est fournie après avoir créé une alerte : « Nous cherchons de ce que tu as besoin. Révisez vous email périodiquement. ». Pardon ?

Selon les créateurs, l’aspect communautaire semble clairement être le « plus produit » et il devrait être largement développé en septembre, par le biais du partage de photos, vidéos, commentaires, la mention des points d’intérêt et autres interactions entre voyageurs… Il est aussi question d’étendre l’offre au train (iDTGV, Eurostar et Thalys), aux packages et à la location de voitures.

En résumé, MonNuage.fr veut faire la synthèse « shopbot + web 2.0 », un objectif pour le moins ambitieux compte tenu des acteurs en présence :

Si cette liste à la Prévert ne semble pas décourager les nouveaux venus (ajouter Trabber à la liste des vols), on se demande tout de même comment créer de la valeur dans un environnement aussi concurrentiel. Souhaitons tout de même à MonNuage de prendre son envol ;-)

mercredi 15 août 2007

E-tourisme 2.0 : montée en puissance et en pertinence des avis clients

Fer de lance du web 2.0, les avis des clients représentent une vraie opportunité pour le e-tourisme, en témoignent l’émergence d’acteurs spécialisés et leur déploiement chez les voyagistes. Par ailleurs, les résultats semblent être au rendez-vous, confirmant ainsi leur pertinence au-delà de l’effet de mode.
Comme vu précédemment, il existe a priori une forte complémentarité entre le web 2.0 et l’e-tourisme, du fait des spécificités du voyage et des attentes fortes des consommateurs. Les premiers retours d’expérience montrant le rôle prépondérant des avis clients dans l’acte d’achat.

Acteurs en présence
Pour la partie hôtelière, plusieurs acteurs se sont spécialisés dans les avis clients. En tête, le pionnier américain TripAdvisor a lancé sa filiale française fin mai et recense déjà pas moins de 1,3 millions de commentaires d'utilisateurs français pour une audience d’un million de visiteurs uniques par mois… On lui compte également quelques challengers tels TravelPost, ainsi que les français Vinivi ou MonVoyageur. Les shopbots s’y mettent aussi, tels Easyvoyage avec EasyOpinions ou encore Sprice. A signaler également le lancement par Lonely Planet de son site de réservation hôtelière, Haystack, intégrant l’avis des consommateurs en complément de celui de ses testeurs attitrés.
On constate par ailleurs le succès des sites communautaires au sens large, comme les blogs de voyage d’Expedia ou les sites communautaires OhMyGlobe (d’Opodo) ou VoyageForum.com, ce dernier enregistrant une audience proche des 500 000 visiteurs uniques mensuels (source Nielsen NetRatings).

Des résultats concluants
Selon une étude du Benchmark Group d’octobre 2006, la consultation des blogs devient un réflexe pour un tiers des internautes avant de réserver leur voyage, et 44 % des internautes interrogés déclarent s'être servis des blogs pour choisir leur site de réservation.
Des résultats qui encouragent les annonceurs à jouer le jeu en intégrant les avis clients sur leur site, tels Expedia, Voyages-sncf, Lastminute, … Une récente étude relayée par le Journal du Net confirme les impacts positifs des avis clients sur le taux de conversion, mais également sur le panier moyen et le trafic chez les sites marchands audités :

Les évolutions
Devant la masse d’information disponible, le premier enjeu est de proposer un contenu plus ciblé à l’internaute, ce qui passe notamment par la segmentation des avis. Selon que l’on soit célibataire, en couple ou en famille, nos attentes ne seront pas les mêmes, TripAdvisor et Travelocity ont désormais cette approche par profil qui devrait se généraliser.
L’hôtel ne constituant qu’une partie de son voyage, les avis portant sur les séjours packagés devraient également se développer en France où le package dynamique (vol+avion) n’est pas encore la norme de consommation, par le biais des distributeurs ou directement des tour operators.
Enfin, s’il est aussi question d’ajouter au descriptif produit le contenu issu des blogs ou les photos et vidéos des internautes, il existe tout de même un risque de noyer le consommateur sous l’information avec un impact négatif sur la conversion…
Toujours est-il que les avis des consommateurs devraient poursuivre leur progression dans les mois qui viennent, comme en témoigne cette autre étude du Benchmark Group :

dimanche 05 août 2007

Facebook, du réseau social au système d'exploitation

Apparu en 2004 et ouvert au grand public en septembre 2006, Facebook atteint aujourd’hui la 6ème audience aux Etats-Unis et recense près de 30 millions d’utilisateurs dans le monde. Focus sur LE site de réseau social du moment, qui s’est payé le luxe de refuser une offre de rachat de 1 milliard de dollars !
Restreint à l’origine aux seuls étudiants, il s’est ouvert au monde du travail dans une optique de promotion sociale, favorisant la mise en relation entre jeunes diplômés et entrepreneurs. A ce titre, certains analystes le qualifieraient même de « meilleure opportunité pour les entrepreneurs du Net de ces dix dernières années »
Tout comme LinkedIn ou Viadeo, Facebook vous invite à renseigner votre profil et constituer votre réseau d’anciens camarades d’études, collègues, amis et relations. Facebook prend ensuite toute sa dimension communautaire avec la section « Applications » permettant, pêle-mêle, de partager vos photos et vidéos, vos goûts musicaux, cinématographiques ou littéraires, vos souvenirs de voyage ou recommandations d'achat, … En somme, Facebook se présente comme une fenêtre ouverte sur le web 2.0, le tout servi par une interface simple et intuitive.
L’objectif affiché par son créateur Mark Zuckerberg est donc de faire de Facebook un véritable système d'exploitation, offrant aux développeurs la possibilité de développer des applications sur sa plate-forme, et allant même jusqu’à développer son propre langage informatique : Facebook Markup.
Les entreprises disposent ainsi d'un accès facilité à des dizaines de millions d’utilisateurs ciblés à travers le monde, ce qui n’a pas échappé aux acteurs importants du web qui ont depuis greffé leurs applications (FlickR, Last.fm, TripAdvisor, …).
Quant à ses concurrents, MySpace perd de plus en plus de terrain face à lui, Yahoo! s’est vu opposer une fin de non recevoir pour sa proposition de rachat pourtant faramineuse, ce dernier et Google plancheraient sur leur propre projet de réseau social...
Victime de son succès, Mark Zuckerberg doit par ailleurs faire face à des critiques relatives à la protection de la vie privée ou à la pertinence de son modèle, à des intrusions de délinquants sexuels, la pollution de son réseau, ou encore des accusations de plagiat et de violation de droits d’auteurs...
Toujours est-il que, fort de ses 150 000 nouveaux membres chaque jour, Facebook consolide sa stratégie de système d'exploitation avec l’acquisition récente de la start-up Parakey afin de permettre le stockage de données. Après Google et Yahoo!, Microsoft a désormais également du souci à se faire !

mercredi 01 août 2007

Offre d'emploi : assistant marketing

Dans le cadre du développement de notre société, je suis à la recherche d’un assistant marketing en vue de compléter mon équipe.

Voici la description du poste : assistant marketing (CDI)

Résumé : Gestion opérationnelle des actions d’emailing, de référencement naturel et de fidélisation client sur nos différents sites, en optimisant nos outils d’analyse statistique.

Ce poste est disponible immédiatement.

Merci de me faire parvenir votre CV à nbesson@voyageprive.com.