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Mode d'emploi : recruter, fidéliser, viraliser... et monétiser !

Le site 100pour100maquillage.com présente sur cette vidéo les avantages offerts à ses membres, décrivant ainsi ses mécaniques de recrutement d'abonnés (mais aussi d'opt-in partenaires et autre co-registration), de fidélisation, et de viralisation.


Le tout accompagné d'un solide modèle économique basé sur des commissionnements sur les ventes, une rémunération du trafic généré sur les sites des marques, la co-registration ou encore la location de bases. Sans oublier le display, l'audiotel et autres SMS surtaxés... 

Bref, tout cela est très bien pensé et adapté au secteur, à la fréquence d'achats, au panier moyen. J'émettrai juste un doute sur la qualité des adresses opt-in partenaires ou collectées pour les marques : le fait d'incentiver l'opt-in ne va pas dans le sens de la qualité

En termes de valeur ajoutée consommateur, les codes de réduction et les points fidélité présentent a priori un bénéfice réel et tangible. Le parrainage est déjà moins avantageux d'autant qu'il est assez intrusif. Les abonnements partenaires sont souvent décevants et redondants si le site prétend faire la synthèse du secteur, voire hors sujet, dans le cas de mailings partenaires non ciblés. Quant à l'audiotel et aux SMS, ils ne présentent en l'état aucun intérêt. Dernier point et non des moindres, le produit passe clairement au deuxième plan. Le conseil est cruellement absent...

Je ne présume pas ici de la capacité de 100pour100maquillage.com à palier ces écueils, mais il s'agit-là d'un vrai enjeu pour la pérennité d'un tel service.

dimanche 26 octobre 2008

Faut-il acheter votre marque en liens sponsorisés ?

Souvent perçue comme une dépense inutile, cette démarche se révèle souvent un bon complément au référencement naturel… Mais concrètement, quels sont les intérêts pour vous ?

Améliorer votre image de marque
Situé en première position des résultats naturels sur le mot clé de votre marque, votre site est a priori le choix par défaut du visiteur. Dans la plupart des cas, ce dernier ne fait pas la différence entre les résultats organiques et commerciaux (lire les résultats d'une étude, certes pas récente, mais effectuée aux US, ça compense !)
On peut même espérer (j’ose ?) que le niveau de pertinence des liens sponsorisés s’est accru au point où ils ne soient plus perçus comme une nuisance pour l’internaute dans sa recherche, mais un vrai complément, voire un choix privilégié.
Dans tous les cas, de manière consciente ou non, la présence de liens sponsorisés sera rassurante pour l’internaute et il accordera à votre site d’autant plus d’intérêt.
Le typosquatting étant à la mode, des sites ayant une orthographe approchante peuvent se glisser dans les résultats naturels, et ce d’autant plus si votre marque a été à la base mal orthographiée par l’internaute... la double présence vous permettra donc d’orienter rapidement le visiteur sur votre site. Mieux vaut s’adresser à Dieu qu’à ses Saints ! Par ailleurs, la mention « lien commercial » peut ne pas avoir échappé à l’internaute, une présence en liens sponsorisés sera alors perçue comme un gage de crédibilité : pas de risque à acheter chez une marque qui s’en donne les moyens...
Enfin, force est de constater que même en suivant les « règles » (metas, texte visible, ...), Google n’en fait souvent qu’à sa tête en modifiant le titre et/ou le descriptif des sites web apparaissant en résultats naturels. Présents en liens sponsorisés, vous bénéficiez d’un espace dont vous maîtrisez strictement le message.

Développer votre trafic
Rares sont les sites pouvant se payer le luxe d’être présents sur les 10 liens naturels  de la première page de résultats sur la requête de leur marque ! L’essentiel des clics s’effectuant en haut de page, le choix de l’internaute se reportera logiquement sur le premier lien proposé, surtout si c’est celui de votre marque (et idéntifié comme tel par l’internaute). Et pourtant  le taux de clics (même en cumul) n’atteindra jamais les 100 % sur votre site. Une présence en payant permet donc d’endiguer la déperdition de trafic en renforçant votre part de voix. De manière très factuelle (au prix d’un petit test avant-après), la double présence permet un vrai apport de trafic.

Il peut aussi être tout simplement question d’émerger dans la liste des liens commerciaux ! Vous avez certainement déjà du activer la protection de votre marque (faut-il forcément acheter en liens sponsorisés pour pouvoir le faire ?), mais comment faire si votre marque correspond à une requête populaire ? Exemple ici avec « promo vacances » :

Améliorer votre rentabilité
Le lien du site correspondant à votre marque en résultats naturels renvoie par défaut sur votre page d’accueil. Un deuxième lien payant vous permettra de renvoyer l’internaute sur la page la plus pertinente... qui n’est bien souvent pas votre page d’accueil ! Au-delà d’un problème potentiel d’ergonomie, il peut s’avérer intéressant de renvoyer vers un formulaire d’inscription, vers votre page promos, ... en améliorant significativement votre taux de conversion.
Au passage, je signale qu’il est possible de supprimer certains de vos quicklinks (apparaissant dans les résultats naturels) qui vous sembleraient peu pertinents. L’accès au Back Office par exemple ;-)

On a vu plus haut qu’une double présence permettait d’obtenir une meilleur part de voix. Toutefois, dans ce cas, ce n’est pas « 1+1=2 » mais plutôt « 1+1=1.5 », autrement dit une partie des clics sur votre lien naturel seront reportés vers votre lien payant. En ayant soigneusement optimisé votre annonce et votre landing page, la conversion via votre lien payant sera sans doute meilleure que via votre lien naturel. Ainsi, la part du trafic détourné vers votre lien payant sera encore plus qualifiée grâce à ces filtres.
Acheter sa marque en liens sponsorisés, c’est aussi s’assurer un taux de clic très élevé sur le(s) mot(s) clé(s) correspondant(s), améliorant ainsi la pertinence (Quality Score) globale de votre campagne de mots clés, en d’autres termes votre rentabilité !
Il peut apparaître incongru de devoir acheter une présence sur sa marque (quoiqu’en disent les pages jaunes !), surtout si le prix plancher n’est pas appliqué (Google commence à s’intéresser à vous à partir de 0.05 € par clic alors que l’enchère minimale est sensée être de 0.01 €...). Toutefois, connaissez-vous le coût réel des visiteurs ayant initialement tapé votre marque et qui finiront par arriver sur votre site seulement après avoir transité par deux ou trois intermédiaires ?
Comme expliqué plus haut, on ne peut capter 100% des visiteurs ayant effectué une requête sur sa marque. La part de l’évasion atterrira au choix sur un comparateur, un affilié, une ferme de liens, ou encore pire sur un site sans lien direct avec votre activité (et là c’est perdu !). Dans tous ces cas de figure, le trafic que vous n’aurez su capter sur le mot clé de votre marque vous coûtera plus cher s’il n’arrive pas directement chez vous. L’investissement réalisé en achetant votre marque en liens sponsorisés vous sera donc forcément rentable.

Plus votre notoriété sera forte, plus tout ceci prendra du sens !

lundi 13 octobre 2008

Seriousguide.fr, nouveau site de tourisme communautaire

Encore un nouveau venu dans le Média Tourisme ! Seriousguide vous invite à publier vos récits de voyage, avec à la clé, la possibilité d’être publié sur un « vrai » guide papier...

Lancé en France le 6 octobre par les Editions Louis Simo, sa directrice Clémence Perrin explique sur son blog en quoi consiste le service Seriousguide :

Vous pouvez raconter vos plus belles expériences de voyageur et surtout vos plus belles rencontres car nous sommes persuadés que les plus beaux voyages sont ceux ou l’on découvre un pays par les gens : ceux qui y sont allés et qui nous donnent envie, et ceux que l’on rencontre sur place et qui rendent souvent le séjour bien plus riche que s’y on était resté de simples observateurs.
À vous de jouer car ce sont vos récits qui vont nous servir de référence pour la création des guides de voyage Seriousguide !

Dans la lignée de BeNoot (voir note précédente), Seriousguide ambitionne donc de fédérer une communauté de voyageurs en ligne sur la base d’une promesse (plutôt faible) du partage d’expériences de voyages, et (plutôt incertaine) de publication papier :

  • le partage : une vidéo assez ludique explique la manip : quelques photos, des commentaires, deux-trois critères segmentants sur mon voyage et le tour est joué : mon récit est publié et je peux l’envoyer à tous mes amis. Quelques tags plus une géolocalisation Google pour améliorer la visibilité et c’est à peu près tout… Ah si, on peut ajouter des commentaires sur les récits publiés.
  • la publication papier : la perspective de voir sa prose imprimée noir sur blanc dans un guide de renom peut sembler a priori alléchante. Premier problème : on ne sait rien des Editions Louis Simo et aucun guide n’a encore été édité à date. La sortie de l’Andalousie serait apparemment imminente, on peut d’ailleurs en consulter un extrait :

    Deuxième problème et non des moindres : rien n’est dit concernant les critères de publication dans le guide papier. Sauf erreur de ma part, les conditions générales n’y font d’ailleurs pas allusion. En tout état de cause, une poignée de photos et des commentaires synthétiques ne constituent pas la meilleure base de contenu qui soit pour un « guide sérieux » !

Quant au modèle économique, je reste là encore perplexe : pas de display sur le site (bannières, adsense, …), pas de liens marchands ni de partenariat quelconque sur des services transverses, et une boutique où l’on ne peut pour le moment rien réserver ! Par ailleurs, je ne pense pas que ce service permette de réaliser la moindre économie sur la réalisation du guide papier, les contributeurs du site ne pouvant être substitués aux journalistes (réactivité, contrôle et mise à jour du contenu, …).

En résumé, une initiative originale dont la valeur ajoutée n’est pas encore évidente sur le papier, de même que sa viabilité dans le temps. Souhaitons que le service prenne rapidement toute la mesure de son concept !

dimanche 20 avril 2008

L’e-mail marketing en mutation

Alors que les investissements atteignent des sommets, les performances de l'e-mailing montrent de vrais signes d'essoufflement. Loin d'annoncer sa mort prématurée, ce signal d’alerte témoigne surtout de la nécessité d'appréhender l’e-mail marketing avec plus de maturité.

Avec 170 millions d'euros investis en France en 2007, l'e-mailing représente 20 % des dépenses publicitaires en ligne, affichant un taux de croissance de 43 %, une tendance qui devrait se poursuivre sur 2008… Des coûts réduits, une gestion souple et des résultats très satisfaisants, une équation magique pour les annonceurs !

Problèmes de délivrabilité, baisse des taux d'ouverture, augmentation des désabonnements et autres plaintes (ceci est un spam), l'année 2007 a montré clairement les limites de ce levier marketing, la boite mail de l'internaute devenant peu à peu saturée par les sollicitations commerciales, sans parler du spam.

Néanmoins, la réactivité se maintient, ce qui signifie que lorsqu'un internaute prend la peine d'ouvrir un mail, il clique dans les mêmes proportions qu'auparavant. En d'autres termes, si on le sollicite à bon escient, l'internaute joue le jeu !

Clairement, ces signaux de l’alerte ne suffisent pas à annoncer la mort de l’e-mailing. En revanche, ils indiquent la nécessité d’entrer dans une phase de maturité pour poursuivre ces belles performances.

Acquisition, fidélisation, même combat ?

On peut effectivement penser que l’e-mailing de prospection a mangé son pain blanc, compte tenu des pratiques souvent abusives en la matière et des mécaniques de collecte limitées, malgré les efforts des créatifs. La fidélisation offre en revanche des possibilités bien plus élaborées permettant de répondre favorablement aux attentes des internautes en terme de maîtrise de la pression marketing et de pertinence des messages délivrés.

L’évolution de l’e-mailing

Au récent Omniture Summit, Nick Heys, le PDV d’Email Vision, nous résumait les tendances actuelles de l’e-mailing, au vu de ces différents constats :

  • Une mutation opérée depuis deux ans de l’e-mailing d’acquisition vers l’e-mailing de fidélisation ;
  • Une sophistication plus poussée des messages dans un objectif de création de valeur : welcome packs, sondages, newsletters personnalisées, split testing, cross / up selling, viral,  ...
  • Une domination des outils On Demand, disposant des fonctionnalités adaptées à ces problématiques ;
  • L’intégration du web analytique dans l’outil d’e-mailing permettant l’automatisation d’envois : gestion d’abandon de panier, ciblage comportemental on site, segmentations, ...

Une nouvelle page est donc en train de s’écrire pour l’e-mailing qui nous réserve a priori encore de belles années !

dimanche 06 avril 2008

Kelkoo n'est plus à vendre ?

C’est en tout cas ce qu’affirme Yahoo par l’intermédiaire du Journal du Net... Une déclaration qui intervient peu après l’annonce faite par Les Echos du mandat confié par Yahoo à la banque Jeffries pour trouver un acquéreur à Kelkoo.

On se souvient que la situation de Kelkoo fin 2007 ne lui était guère favorable, après 3 années d’inertie suite à son rachat par Yahoo en 2004. Ce dernier n’avait d’ailleurs pas caché son mécontentement vis-à-vis des résultats du comparateur.

Les rumeurs de rachat allaient donc bon train en ce début d’année, mais pour une valorisation du service à un tiers de son prix d’achat, soit un maximum de 140 millions d’euros. Un prix jugé visiblement insuffisant par Yahoo qui aurait donc décidé de le conserver dans son giron et  lui donner un second souffle.

Kelkoo a ainsi acquis une véritable autonomie au sein du groupe Yahoo, avec la nomination de Christopher Caussin à la direction générale. Plus de réactivité notamment sur la partie techno, ce qui doit se traduire par de nouveaux produits et marchands pour coller à l’évolution de la demande, une meilleure pertinence des résultats de la recherche, un merchandising plus élaboré, une interface accessible aux mobiles, ... telle est la feuille de route de Kelkoo pour 2008.

Bien que Nielsen ait montré un frémissement dans l’audience du site en ce début d’année, je n’ai pour ma part, en tant qu’annonceur, pas constaté d’évolution significative en terme de volumétrie et qualité de trafic, pas plus que sur le plan fonctionnel qui me laisserait présager une amélioration prochaine.

On peut relativiser tout cela par le fait que Kelkoo reste l’un des acteurs majeurs sur la comparaison de prix, mais on attend tout de même mieux du leader historique ! A suivre, donc...

dimanche 18 novembre 2007

Du clic à la visite, il y a un gap !

Le CPC (Coût Par Clic) étant actuellement la principale unité de coût des campagnes de marketing on line, la notion de clic revêt une importance centrale dans le pilotage des campagnes. Les différences constatées entre le volume de clics et de visites méritent à ce titre une attention particulière…

Définitions

  • Clic : action de cliquer sur un bandeau publicitaire ou un lien hypertexte sur Internet. Nous restons bien ici en amont de la consultation du site.
  • Visite : session au cours de laquelle un internaute parcourt les pages d’un site web. Au bout de 30 minutes d’inactivité de l’internaute sur le site, on considère sa visite comme achevée.

Constats

Sur l’ensemble des campagnes de marketing on line, on constate une différence entre le volume de clics et de visites comprise entre 20 et 50 %. Des écarts notables apparaissent selon les leviers : entre 20 et 30 % sur les liens sponsorisés, et jusqu’à 50 % sur les shopbots (comparateurs), l’affiliation ou l’e-mailing. La société Wysistat a mené une étude sur ce phénomène, ciblée sur les liens sponsorisés, confirmant cette différence de l’ordre de 20%, toutes régies confondues.
Par ailleurs, on constate aussi une corrélation avec la conversion (commandes / visites) : plus le gap est élevé, moins bonne est la conversion… double effet pervers !

Causes possibles

  • le clic de curiosité : face aux annonces alléchantes des annonceurs, les internautes ont tendance à cliquer sur chaque annonce pour comparer, puis de revenir chez l’annonceur le plus pertinent. Ce phénomène est dépendant du positionnement, du nombre d’annonces affichées, de leur pertinence, ... A moins de 30 minutes d’intervalle, l’internaute peut d’ailleurs accéder plusieurs fois au site d’un même marchand par différents moyens (moteur de recherche, comparateur, guide d’achat, ...), une seule visite lui sera alors attribuée pour plusieurs clics effectués.
  • l’environnement concurrentiel : une tendance nette relevée par Wysistat lors de son étude : « plus la concurrence est élevée, plus la différence entre les mesures s'accroît ». Une concurrence accrue se traduit par un plus grand nombre d’annonces par requête, des annonces plus agressives, des résultats pas forcément pertinents aux yeux de l’internaute qui va se montrer plus exigent avec un comportement plus zappeur...
  • la fraude aux clics : des faux clics générés par des robots automatiques ou manuellement, un phénomène ancien que j’avais développé dans une précédente note. Le Journal du net précisait en juillet 2006 : « environ 15 % des clics sur des liens sponsorisés sont frauduleux ». Nul doute que le problème soit encore d’actualité, notamment sur les secteurs très concurrentiels…
  • les bugs : liés à un problème de tracking (côté support ou annonceur), à la défaillance ponctuelle du site de l’annonceur, à un lien cassé ou obsolète, ...
  • l’interruption du chargement par l’internaute suite au clic sur l’annonce, dans ce cas, le clic sera bien comptabilisé mais la visite ne sera pas enregistrée.

Actions à mener

  • l’adaptation du modèle économique : dès que c’est possible, privilégier un modèle à la performance (rémunération à la vente, au formulaire), c’est encore le meilleur moyen de maîtriser son ROI.
  • le contrôle des clics facturés : grâce à la mise en place d’un double tracking des campagnes. La différence constatée entre les deux outils ne doit pas excéder 5 %.
  • l’optimisation des campagnes : qu’il s’agisse du positionnement, de la pertinence des annonces et des landing pages, ... il est relativement aisé d’optimiser ses campagnes de liens sponsorisés. Les comparateurs offrent en revanche encore trop peu d’outils, ce qui est fortement préjudiciable aux annonceurs. Un réel effort doit à mon sens être porté à ce niveau.
  • les réclamations sur la fraude aux clics auprès des régies : Google avait mis en place une procédure à ce sujet, à renouveler régulièrement.
  • le contrôle des bugs : à travers un suivi régulier des campagnes en cours.

jeudi 01 novembre 2007

Comparateurs de prix : le cas Kelkoo

Trois ans après son rachat par Yahoo, Kelkoo modernise son interface... l’occasion de faire le point sur ce comparateur dans le contexte 2007. Trois ans, c’est long!

Amener de la valeur pour l'internaute et lui faciliter l’accès vers le site de l’annonceur, l’objectif de Kelkoo a été partiellement rempli avec cette nouvelle interface dont le site bénéficie depuis quelques semaines. D’inspiration web 2.0, le site privilégie les lignes épurées, l’affichage de contenu sans rechargement de pages (via Ajax), la mémorisation de l’historique de navigation, les classements par popularité (recherches, produits), sans oublier le désormais classique nuage de tags. Plus simple, fluide et convivial donc.

Au-delà de la cosmétique, rien de majeur ne semble toutefois avoir été apporté : les avis clients présents de longue date n’ont pas été améliorés (tout du moins sur la partie Voyages), idem pour les idées cadeaux et autres pages événementielles... Pire, les carences historiques du moteur n’ont pas été corrigées : toujours pas d’exhaustivité de l’offre disponible sur le marché, un classement des résultats par défaut toujours fonction du CPC des annonceurs...

Racheté en 2004 par Yahoo pour 475 millions d’euros, Kelkoo était alors le leader incontesté de la comparaison de prix eu Europe, le fleuron du web français... Aujourd’hui sérieusement mis à mal par ses concurrents directs qui lui grignotent des parts de marché (LeGuide.com, Shopping.com, Shopzilla, ...), Kelkoo n’a pas su s’imposer comme une priorité forte dans le business de Yahoo et subit les conséquences de son inertie.

« Une des priorités identifiées par le groupe est d’améliorer les performances de Kelkoo » annonçait récemment Yahoo dans le Financial Times, en disant vouloir « donner plus d’indépendance à Kelkoo; tout en évaluant les options stratégiques pour le business à long terme ». Ces déclarations de début octobre n’ont pas manqué de soulever des rumeurs sur la revente pure et simple de Kelkoo, au moment même où sortait la nouvelle interface...

En marge de tout cela, Yahoo vient de céder à Google la gestion des liens sponsorisés sur Orange et Voila, perdant ainsi un bon tiers de ses revenus SEM au niveau européen… Un switch opéré discrètement par Orange marginalisant un peu plus Yahoo face à son concurrent direct, ce qui pourrait impacter sa stratégie globale...

Interrogé par le Journal du Net, Christophe Parcot, directeur général de Yahoo France, annonce comme l’une des priorités stratégiques de « faire de Yahoo un partenaire de choix pour l'ensemble des acteurs de l'Internet que sont les éditeurs, les agences et les annonceurs », mais confirme que « la pertinence de Kelkoo est en train d'être évaluée par rapport à la stratégie globale de Yahoo. Ce qu'il adviendra de Kelkoo au sein de Yahoo n'est pas défini ».

Quelque soit l’issue, l’indépendance de Kelkoo vis-à-vis de Yahoo ne peut a priori que lui être bénéfique, comme le relativise Remy Amouroux, co-fondateur de Kelkoo, car cela « va permettre à des gens extrêmement motivés de se concentrer sur Kelkoo, de revitaliser le produit, la marque et d'attaquer des territoires », rappelant également que Kelkoo est « toujours profitable et a plein d'opportunités devant elle ». Voila qui laisse espérer quelques rebondissements !

dimanche 21 octobre 2007

Voyagez autrement grâce à PreparerSesVacances et Bedycasa

Face au traditionnel hôtel-club omniprésent chez les voyagistes se développent des formule d’hébergement alternatives pour les vacanciers soucieux de voyager autrement. PreparerSesVacances et Bedycasa illustrent bien cette évolution.

Location de vacances, logement chez l’habitant, l’hébergement touristique se décline en de nombreuses formules très prisées des vacanciers délaissant volontiers l’hôtel pour des raisons économiques ou d’authenticité. Des axes encore très mal couverts par les voyagistes et sur lesquels la demande est forte…

Dans ce contexte, deux nouveaux services ont récemment vu le jour afin de palier cette carence : Preparersesvacances.com, couvrant la location de vacances, et Bedycasa.com, s’intéressant spécifiquement au logement chez l’habitant. Ces deux services se présentent comme des plateformes de mise en relation entre voyageurs et propriétaires de logements, par le biais de petites annonces.

En quelques mots :

  • Preparersesvacances.com : Axé sur la France uniquement, ce service se distingue par la géo-localisation permettant de situer chaque logement sur la carte sattelite, une recherche multi-critère très riche, ou encore l’ouverture aux offices du tourisme afin de proposer toutes les infos utiles sur la destination. Pour plus d’infos.
  • Bedycasa.com : Couvrant tous les pays, sa valeur première tient en la diversité de son offre (destinations et formules d’hébergement). La recherche est elle aussi très détaillée, introduisant la notion de « taux d'affinité » fonction de vos critères de recherche…  Pour plus d’infos.

Si les deux sites pêchent encore par la richesse de leur contenu, un bel avenir leur est promis de par le potentiel du créneau et la pertinence de leur concept respectif. Les mois à venir devraient voir l’ajout de nombreuses fonctionnalités de part et d’autre… affaires à suivre !

dimanche 14 octobre 2007

Be-Noot : partagez vos expériences de voyage

Be-Noot se présente comme une plateforme communautaire de voyage, permettant aux internautes de partager leurs expériences de voyage à travers leurs récits, photos et vidéos… Alors, énième site web 2.0 ou véritable service à valeur ajoutée ?

Bénéficiant d’un bon buzz depuis son ouverture publique début septembre, et édité par une jeune société marseillaise voisine, Media No Mad, ce service ne m’inspirait a priori que du bon. En me connectant au site, la zone de photos en rotation sur la page d’accueil montrait un reportage sur Yzeron, petit bourg proche de mon village natal – et idéal pour les week-ends au vert, mon cœur était alors quasi conquis ! Un surf plus approfondi a cependant calmé mon enthousiasme de départ...

Passons les différents éléments au crible :

  • le concept : une communauté, un état d’esprit (restez Noot ?), des valeurs, un partage… pas facile à appréhender quand on débarque. Pour les curieux, un surf du côté du blog permet d’en apprendre davantage à travers les thèmes abordés : La magie de l’hindouisme au Cambodge, AMSTERDAM : Le Quartier Rouge… où tout se débride! ou encore Polémique: les sous vêtements sous le kilt?? C’est assez ouvert ;-)
  • le « plus produit » : L’aide en ligne insiste sur « la souplesse avec les médias, la simplicité d'utilisation... Bref, pouvoir tout partager sans se compliquer la vie ». On est donc plus sur l’échange entre voyageurs que l’aide au choix. Sur ce plan, effectivement le site semble tenir sa promesse, la création d’un compte et l’ajout de contenu étant assez simple et intuitif.
  • la cible : On m’incite plus à ajouter du contenu (offre MyPix, concours) qu’à consulter le contenu existant. Si on s’adresse bien au voyageur de retour d’expédition, quid de celui qui n’est pas encore parti, ou qui veut repartir ?
  • la navigation : assez complexe et centrée sur la communauté, privilégiant le dernier contenu publié. La carte en bas de page ne mentionne pas toutes les destinations, et ne donne pas accès à la destination mais à l’un des carnets de voyage la concernant, impossible donc d’accéder à l’ensemble du contenu de la destination, sinon par la recherche par mot clé.
    La rubrique « carte » ne mentionne pas toutes les destinations couvertes. Il faut zoomer pour se rendre compte que l’Afrique a été visitée par les « noots » ! Quelques imprécisions également dans la localisation : Mélissa nous situe l’île Maurice 800 km trop haut, un coup dans l’eau ;-)
    La rubrique « explore » n’est pas non plus très intuitive dans l’accès à l’info.
  • le contenu : visiblement encore assez restreint et difficile à appréhender dans sa globalité, il est surtout mal mis en valeur : les photos en rotation sur la page d’accueil ne sont pas toutes de bonne qualité, ce qui peut nuire à la première impression donnée par le site, ce bloc attirant immanquablement l’œil de l’internaute.
    Si je cherche un billet de train ou d’avion, c’est sur Sprice que ça se passe ! D’ailleurs, on ne me propose pas de séjour ou d’hôtel… Be noot = démerde-toi ? ;-)
    Une fois parvenu jusqu’à un carnet de voyage, il y a parfois de bonnes surprises comme sur la Chine quand l’internaute joue le jeu : photos riches, accompagnées de commentaires et géolocalisées sur la carte Google.
    Autre source de contenu : le blog ! Billets et podcasts constituant la richesse originelle du site, dommage qu’ils ne soient pas plus accessibles depuis le site, via la carte par exemple.
  • l'interactivité : on peut regretter que ce lieu d’échange permette aussi peu d’interactions entre ses membres. Pas de forum ni de messagerie privée entre noots, difficile de communiquer...
  • le modèle économique : mis à part quelques partenariats avec MyPix et Sprice, ainsi que des annonces AdSense, difficile de savoir comment le site compte générer des revenus...

En synthèse, ce site me parait idéal pour qui souhaite partager ses souvenirs de voyage avec famille ou amis grâce à ses fonctionnalités très poussées en ce sens, mais il me semble en l’état beaucoup plus limité pour rencontrer d’autres voyageurs ou choisir sa prochaine destination de voyage.

Bonne continuation à Media No Mad !

Pour plus d’infos, voir note / vidéo de Thierry Bezier

lundi 24 septembre 2007

La marque blanche, levier marketing à la performance

A l’heure de l’avènement du marketing à la performance, la marque blanche (ou white label) présente une vraie opportunité pour les annonceurs. Focus sur ce levier marketing atypique.

GoVoyages illustre bien le principe de la marque blanche : capitalisant sur son moteur de réservation de billets d’avion et sur son image de marque, le voyagiste a fait appel à des généralistes (Promovacances pour les séjours) et des spécialistes (QCNS pour la croisière, Thalasseo.com pour la thalasso, Travelhorizon pour le ski) pour compléter son offre sous sa propre enseigne. Le site propose ainsi une gamme de voyages très vaste, tout en déléguant la partie qu’il ne maîtrise pas lui-même. Par ailleurs, Go met à disposition son moteur de vols aux autre sites, sans que sa marque ne soit mentionnée.

Sur le principe,  proposer son service en marque blanche consiste donc en un échange « savoir-faire » contre « notoriété ».

Les avantages pour le fournisseur :

  • Bénéficier de la notoriété et du trafic généré par son partenaire pour accroître son volume d’affaires ;
  • Maîtriser son ROI en commissionnant son partenaire sur les ventes réalisées par son intermédiaire.

Le partenaire y trouve aussi son intérêt :

  • Générer des revenus complémentaires par l’ajout d’une offre de services dont la qualité est garantie par son fournisseur ;
  • Limiter les risques et les investissements, supportés par le fournisseur.

Les limites du modèle :

  • Une obligation de résultats : en cas d’échec, le fournisseur s’expose au retrait pur et simple de son service sur le site du partenaire ;
  • L’investissement de départ : la mise en place de la solution aux couleurs du partenaire incombe au fournisseur ;
  • La dépendance vis-à-vis du partenaire : le client final n’étant pas exposé à la marque du fournisseur, impossible pour ce dernier de mettre en place une politique de fidélisation, d’autant que le fichier client demeure la propriété du partenaire.

En synthèse, la marque blanche peut constituer un complément d’activité pertinent pour un acteur proposant un service différenciant et personnalisable. On peut dès lors le considérer comme un levier marketing à la performance, au même titre que l’affiliation.

dimanche 26 août 2007

MonNuage.fr, un nouveau comparateur e-tourisme 2.0

Nouveau comparateur de vols et hôtels lancé sur le marché français, MonNuage.fr veut se démarquer en ayant pour ambition de devenir « le principal réseau communautaire européen de voyageurs ».

Déclinaison française de l’espagnol MiNube.com, MonNuage.fr s’attaque au marché très concurrentiel de la comparaison d’offres de voyages. Fort d’un concept sympa et d’un design ludique, ce service remplit les basiques avec une offre déjà conséquente (environ 40 annonceurs, incluant les low-costs), une ergonomie simple et intuitive et des fonctionnalités a priori intéressantes (Alertes, Buzz, calendrier des évènements).

Son modèle économique basé sur les revenus de l’affiliation (comprendre rémunération à la vente) est également un plus pour le consommateur qui ne subit pas les effets pervers de la rémunération au CPC (nombre d’annonceurs limité, classement des offres selon enchères, …).

Le service étant apparemment en version beta, on y relève encore bon nombre d’imperfections de jeunesse, parmi lesquelles :

  • la lenteur d’affichage des résultats de la recherche, aussi bien sur les vols que les hôtels ;
  • un descriptif d’hôtel trop succinct, pas de grandes photos consultables depuis le site ;
  • encore peu (pas ?) d’avis sur les hôtels, pas de mention du nombre d’avis pour chaque hôtel depuis la recherche, je dois donc cliquer sur chacun d’eux pour constater au final qu’il n’y a pas d’avis…
  • une navigation perfectible : quand j’ai cliqué sur le détail d’un hôtel, je dois revenir à la recherche pour accéder au lien pointant vers le marchand ;
  • une rubrique « Buzz » décevante : pas de réponse trouvée sur New-York ou Djerba…
  • un wording parfois improbable. Par exemple, voici la réponse qui m’est fournie après avoir créé une alerte : « Nous cherchons de ce que tu as besoin. Révisez vous email périodiquement. ». Pardon ?

Selon les créateurs, l’aspect communautaire semble clairement être le « plus produit » et il devrait être largement développé en septembre, par le biais du partage de photos, vidéos, commentaires, la mention des points d’intérêt et autres interactions entre voyageurs… Il est aussi question d’étendre l’offre au train (iDTGV, Eurostar et Thalys), aux packages et à la location de voitures.

En résumé, MonNuage.fr veut faire la synthèse « shopbot + web 2.0 », un objectif pour le moins ambitieux compte tenu des acteurs en présence :

Si cette liste à la Prévert ne semble pas décourager les nouveaux venus (ajouter Trabber à la liste des vols), on se demande tout de même comment créer de la valeur dans un environnement aussi concurrentiel. Souhaitons tout de même à MonNuage de prendre son envol ;-)